Dans un entretien accordé à Sud Quotidien ABDOU KARIM FOfana est revenu sur l’affaire dite « des déguerpis de Terme Sud » et a apporté des précisions.

Quelle réponse apportez-vous sur l’accusation de Guy Marius Sagna ?

Cette affaire dite des « déguerpis de Terme Sud » reflète la mauvaise foi à un niveau jamais égalé. De quoi s’agit-il ? C’est l’aboutissement d’un contentieux porté devant les tribunaux et qui, à l’issue d’une longue procédure qui aura duré 12 ans de 2008 à 2020, s’est conclue par l’expulsion de personnes d’un terrain qu’ils occupaient et sur lequel ils ne pouvaient se prévaloir d’aucun titre de propriété. Il faut rappeler que la COMICO a acquis régulièrement ce terrain auprès de l’Etat du Sénégal représenté par le Service des Domaines.
Les ex-occupants de ce site, faut-il le rappeler, avaient bénéficié d’un logement pour nécessité de service en leur qualité de militaires en activité. Lorsqu’ils sont partis à la retraite, ils n’ont pas voulu restituer à l’Armée ces logements. Au contraire, ils se sont constitués en collectif pour revendiquer un droit de propriété sur ces maisons, au seul motif qu’ils les occupaient depuis un certain nombre d’années.
Imaginez un peu si chaque affectataire d’un logement administratif, réclamait à la fin de son service la propriété du bâtiment qu’il a occupé dans le cadre de ses fonctions ? Que resterait -il donc à l’Etat en termes de patrimoine ?
On se garde souvent d’évoquer les péripéties des libérations des occupations irrégulières d’immeubles de l’Etat. Mais saviez-vous que 26 des déguerpis bénéficient déjà de logements de la COMICO (coopérative des armées), dont 03 à la Cité COMICO de Terme Sud ?
Saviez-vous que ce site abritait diverses activités répréhensibles, notamment des bars clandestins, la prostitution et le trafic de drogue. Surtout, il y était noté la présence de d’étrangers notoirement connus pour leur implication dans des activités illicites. Il faut également signaler que certains parmi les membres les plus radicaux de ce collectif étaient desdémissionnaires de l’Armée et que leur présence sur les lieux ne pouvait plus s’expliquer.
Donc la réalité est différente de ce qui est décrit par des activistes en mal de renouveau médiatique, et qui, par le registre de l’émotion facile, cherchent à instrumentaliser des foules.
Hier, c’était le littoral, après les inondations, aujourd’hui Terme Sud. On ne peut pas bâtir une réputation politique sur des allégations cousues de fil blanc.
La réalité est que l’armée sénégalaise a gagné devant le juge de fond, ensuite en appel et enfin devant la Cour Suprême. A l’issue, la COMICO a usé des procédures régulières pour faire exécuter la décision de justice en sa faveur, dès lors qu’elle était devenue définitive et revêtue de l’autorité de la chose jugée. Elle a commis un huissier pour notifier l’expulsion aux occupants et requis la DSCOS et les forces de l’ordre pour entrer dans ses droits. Il faut saluer la posture légaliste de l’Armée qui n’a jamais mis en avant la force pour faire prévaloir ses droits.
Un pays ne se gère pas avec des idées anarchistes. Les règles de gestion en matière d’occupation du domaine de l’Etat doivent être respectées pour le bon fonctionnement des services publics.

Quel est le sort des 79 familles déguerpies de Terme Sud et que va faire l’État du Sénégal sur ce site ?

Le président de la République dans un élan de générosité a décidé d’offrir un toit aux personnes déguerpies. Rien ne l’y obligeait, car les déguerpis sont dans une totale irrégularité reconnue par la justice sur la base d’une décision définitive.
L’autre réalité enfin à rappeler, c’est la destination du site décidée par le président de la République. Le site doit accueillir un projet de logement pour les militaires en activité. Les militaires en activité doivent être logés à proximité de leur camp d’affectation. Ce sont des logements que vont occuper des agents de l’armée, mariés comme célibataires, officiers comme sous-officiers.

Guy Marius Sagna a parlé d’un projet immobilier à caractère commercial dans le cadre du programme zéro bidonville ?

Je pense que Guy Marius Sagna se trompe peut-être de bonne foi. Car, nous avons effectué des études sur tous les bidonvilles du Sénégal, cette étude appelée « Atlas des bidonvilles » a montré par quel modèle économique on peut améliorer les bidonvilles.
Le premier exemple qui en est issu est le quartier de « Liberté 6 baraque » appelé Baraka. 215 familles vivant dans des logements précaires en baraque ont été relogés dans des appartements de standing, dans des immeubles réalisés par un promoteur privé qui développe un projet commercial sur le reste de l’assiette pour se rémunérer. Je pense que ce modèle est à saluer et à encourager pour toutes les personnes qui vivent dans un habitat précaire au Sénégal.
Mais je rappelle de façon ferme et définitive que ce site est destiné à accueillir des logements pour des militaires en activité.

Devons-nous nous attendre à d’autres déguerpissements à l’avenir ?

Cela relève de la hiérarchie militaire, je ne peux répondre que sur les sujets sur lesquels j’ai été interpelés ou qui sont de mon ressort.

Terme-Sud – La Dirpa apporte ses précisions

Terme-Sud – La Dirpa apporte ses précisions

Le colonel Matar Diop, directeur de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA) s’est prononcé sur l’affaire de Terme-Sud qui a fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours et l’objet d’une émission houleuse, notamment Jakaarlo, vendredi dernier sur TFM, entre deux militaires ayant démissionné mais habitant le site, et le colonel Sow de l’armée de l’air qui plus est était leur ancien patron.

L’opération de déguerpissement n’a pas concerné les militaires en activité. « Il y a 10 militaires en activité qui résident encore sur ce site. C’est leur droit le plus absolu parce que le militaire doit être logé », clarifie le Directeur de la DIRPA.

Sur les 79 familles, 69 ont été sommés de quitter les maisons qu’ils occupaient depuis des années. Le Colonel Diop d’ajouter que parmi les 79 familles, 26 disposent de logement dans les programmes de la Comico. Même à Terme Sud, ajoute-t-il, il y a trois familles parmi les 79 qui disposent de logements de la Comico, mais qui « s’agrippent au domaine militaire ».  « D’autres sont titulaires de domiciles au niveau du lotissement de Yeumbeul et enfin quatre parmi eux ont des maisons au niveau de Bambilor », déballe le militaire selon lequel « ces personnes ont pu bénéficier des programmes de la Comico et sont entrés dans un combat judiciaire pour dénier à la Comico le soin de continuer ses programmes au profit d’autres militaires. »

Terme Sud: Macky prend une décision de taille.

TERME SUD LA DÉCISION DU PRÉSIDENT MACKY SALL.

Le Président de la République Macky Sall a pris décision de taille au profit des déguerpis du quartier Terme Sud à Ouakam.

Face à la presse hier jeudi matin, le ministre des Forces armées Sidiki Kaba a informé que le Chef de l’Etat a affecté les 15 hectares à l’armée : « Le président de la République a donné toute l’assiette foncière de Terme Sud aux armées sénégalaises. Il l’a annoncé au Général Birame Diop pour que les 15 hectares de terme Sud puissent revenir à l’armée. »

M. Kaba d’ajouter que la Comico devra, alors, quitter les lieux pour laisser place à l’armée. 

S’agissant de l’expulsion des 79 familles, le ministre des Forces armées d’expliquer que «Dans le cadre de ce dossier, quoi qu’on en dise, l’armée sénégalaise a eu une posture légale, une posture républicaine respectueuse du droit et de la loi. Elle n’a pas fait justice pour elle-même, et par elle-même et ne s’est pas fait justice. »

Selon lui, l’exemple vient d’en haut. « Après avoir servi l’Etat, on laisse la place à d’autres pour qu’ils puissent faire le service dans les mêmes conditions que vous avez eues, à savoir bénéficier d’une maison, d’un lieu où vous pouvez exercer avec tranquillité », dit-il. 

Macky Sall souhaite un bon Magal et prie pour le peuple sénégalais

Le Président Macky Sall a souhaité, dans un tweet posté mardi, « bon Magal à tous les musulmans » et prié Dieu pour qu’Il accorde aux Sénégalais les « bienfaits attachés à ce jour »

Les origines du grand Magal de touba

Grand Magal de Touba

Origines du Grand Magal 

Déjà dans la deuxième moitié du XIXème siècle, le Sénégal, comme la plupart des pays d’Afrique occidentale, était sous le joug de la domination coloniale qui avait fini d’étendre ses tentacules sur l’ensemble du territoire. 

Après avoir conquis les royaumes et hypothéqué le système économique et social, le colonisateur postulait une lutte à outrance contre l’Islam qui constituait le principal obstacle à sa stratégie de domination politique et d’aliénation culturelle. 

C’est dans ce contexte particulièrement difficile et défavorable à l’Islam, devenu orphelin, qu’apparut Cheikh Ahmadou Bamba avec comme mission de secourir ses concitoyens, déboussolés et persécutés, pour leur offrir un cadre adéquat où les uns et les autres allaient pouvoir adorer Le Prophète Mohammad (PSL). 

Des masses accoururent vers lui pour bénéficier de ses enseignements et de son éducation qui transcendaient les contingences terrestres pour s’inscrire dans la voie tracée par Le Prophète. 

Sa notoriété et son aura, toujours grandissantes, suscitèrent la crainte chez l’autorité coloniale. Il fut accusé à tort de vouloir organiser la Guerre sainte contre l’occupant, accusation d’autant plus infondée et invraisemblable que le Cheikh était catégoriquement opposé à toute forme de violence. 

Son seul recours et protecteur était son Seigneur, Le Tout-Puissant, sa seule préoccupation était de vivifier la tradition du Prophète Mohammad (PSL) dont il est devenu un serviteur privilégié. 

SIGNIFICATION DU MAGAL 

Le Magal de Touba revêt un caractère multidimensionnel pour tous les musulmans, en général, et les mourides, en particulier 
L’originalité du grand Magal de Touba réside à deux niveaux. 

D’abord, contrairement à ce qu’on a l’habitude de célébrer, il marque le début de dures épreuves et de souffrances endurées par le Cheikh durant l’exil. 

Ensuite, c’est le Cheikh qui l’a initié (à Diourbel) pour la première fois et a recommandé à ses fidèles de se souvenir de ce jour béni durant lequel il a obtenu tout ce qu’il voulait de son Seigneur. « Celui pour qui mon bonheur est le sien, où qu’il se trouve, devra tout mettre en œuvre le jour du 18 Safar pour rendre grâce à Dieu, car, disait-il, mes remerciements personnels ne pourraient suffire pour témoigner ma reconnaissance au Seigneur. » 

Le Magal constitue un moment privilégié pour chaque musulman de magnifier en parfaite symbiose, avec le Cheikh, les innombrables bienfaits que Dieu lui a accordés. Cela est conforme aux enseignements coraniques : « Si vous êtes reconnaissants, très certainement j’augmenterai mes bienfaits pour vous. Mais si vous êtes ingrats, mon châtiment vous sera terrible (Sourate 14, Verset 7) ». 

Il est indispensable donc de comprendre le sens véritable et la portée du Magal, de le célébrer conformément aux recommandations du Cheikh, afin de pouvoir bénéficier des grandioses bienfaits accordés au serviteur du Prophète (PSL). A l’origine, chaque talibé célébrait le Magal là où il se trouvait, pourvu d’être conforme aux recommandations du Cheikh. 

Avec le temps, le deuxième calife, Cheikh Muhamad al-Fadel, a eu l’idée de rassembler tous les mourides à Touba. L’acte s’inscrit dans le cadre du raffermissement de la cohésion de la communauté. Il y avait ainsi des objectifs spirituels, mais aussi des objectifs sociaux (rencontre, échanges, etc.) et économiques dans la mesure où des ruraux venus avec leur production peuvent les écouler facilement avec l’arrivée de citadins. 

Un courant d’échanges se crée ainsi entre les deux groupes. Tout cela n’était pas absent de l’esprit de celui qui a donné cette forme au Magal. Car au départ, chacun le célébrait Grand Magal de Touba chez lui. Le deuxième calife a estimé qu’il était très profitable à la communauté de rassembler tout le monde à Touba pour célébrer le Magal. 

La particularité du Magal repose sur l’importance que les Mourides donnent à l’événement, car pour le mouride, le fait de participer au Magal est devenu

LE PÔLE COMMUNICATION DE La mouvance présidentielle ET L’ASPT en deuil : Ramatoulaye BA, Chef de Projets Communication en Charge des Relations Publiques de L’ASPT est décédée ce dimanche.

Militante et combattante de l’APR et Chef de Projets Communication en Charge des Relations Publiques à l’Agence Sénégalaise de Promotion Touristique Ramatoulaye BA, a rendu l’âme des suites d’une maladie.

Puisse Allah SWT l’accueillir à sa droite dans son Paradis Firdaws. Que la terre lui soit légère et qu’elle repose en paix. À sa famille éplorée par cette perte cruelle nous présentons nos sincères condoléances attristées. Nos condoléances vont à SE MACKY SALL, à la Coalition Benno Bokk Yaakaar à tous ses camarades de parti, membres de la Cellule de Communication BBY, aux membres des Groupes Benno Majorité Présidentielle, Benno Majorité Digitale, à la Cellule Républicain Tweet Team, au DG de l’ASPT Pape Mahawa DIOUF, à Mame Ousmane DIOP Ministre Conseiller, à El Hamidou KASSÉ Ministre Conseiller. Nos condoléances vont aussi à ses collègues de l’ASPT qui sentiront un grand vide autour d’eux après qu’elle les ait quitté sur la pointe des pieds. Nos condoléances attristées à toutes celles et ceux qui l’ont connu de près ou de loin et qui garderont d’elle le souvenir d’une Femme sociable et aimable.
COORDINATION DE RTT

le Sénégal en particulier et l’Afrique en générale honorés avec l’élection du professeur Mary teuw niane au conseil d’administration du Centre international de mathématiques pures et appliquées ( cimpa ).

LE PROFESSEUR MARY TEUW NIANE , ÉLU MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DU CENTRE INTERNATIONAL DE MATHÉMATIQUES PURES ET APPLIQUÉES (CIMPA) ( NICE, FRANCE). UN HONNEUR POUR LE SÉNÉGAL EN PARTICULIER ET L’AFRIQUE EN GÉNÉRALE

Dix-huit ans après le naufrage, le Sénégal pleure ses victimes.

Ce samedi 26 septembre 2020 à ziguinchor, le Sénégal a commémoré le 18 ème anniversaire du naufrage du bateau le « Joola ».
18 années se sont écoulées et les courants marins continuent à creuser des sillons sur cette épave mythique. Le Joola a bel et bien coulé au large de la Gambie. Le bilan est lourd et sans équivoque : 1863 morts. Une catastrophe maritime jamais égalée et qui a surpris toute la casamance.
Le Ministre des forces armées, M. Sidiki KABA, Mme Assome Aminata DITTA, Ministre du commerce et des Pme, et M. Abdoulaye DIOP,Ministre de la culture, ont tenu à rehausser cette cérémonie de leur présence. Un seul objectif pour cette 18ème commémoration : « le renflouement du bateau » afin de permettre aux familles éplorées de faire définitivement le deuil de toutes les victimes de cette tragédie.

Le Joola », 18 ans après le naufrage…

Jeudi 26 septembre 2002. Une date. Un drame. Une histoire inoubliable. Voilà 18 ans que le Sénégal vivait sa pire tragédie maritime, l’une des plus lourdes de conséquences que le monde a connues. Le naufrage du bateau « Le Joola » dans les eaux gambiennes résiste à l’usure du temps. Et sa commémoration, chaque année, réveille en nous Sénégalais, un sentiment de détresse et de désolation et soulève des questions auxquelles on peine toujours à trouver des réponses.

L’annonce du chavirement du bateau « Le Joola » a été comme un coup de massue. Au fil des heures, les chiffres relatifs au nombre de disparus grossissaient; le bilan officiel (et exact?) faisait froid dans le dos. Plus de 2000 âmes périssent dans la profondeur de l’océan qui allait devenir la tombe pour la plupart d’entre elles. Des corps sans vie repêchés, des disparus qui avaient embarqué et dont on a perdu les traces, des personnes plus chanceuses rescapées, le listing des chiffres de la tragédie provoquait un haut-le-cœur. Le Sénégal est touché, dans toute ses composantes, la faucheuse s’est emparée d’une quantité énorme de vies sans se soucier de leurs classes sociales, leurs ethnies et leurs religions. Ce jour-là plus que jamais, le pays était uni et communiait dans la tristesse.

Du naufrage du Joola au 18e anniversaire… (Par Ousmane SARR)

« Le Joola », un souvenir douloureux

Chaque année, depuis 2002, le 26 septembre nous arrache des souvenirs douloureux. Même dans la peau des naufragés, on s’imaginera mal l’horreur qu’ils ont du vivre. Mourir dans l’eau, cette eau-là même qui est source de vie en temps normal, constitue l’une des pires façons de trépasser. Des cris de détresses, des appels au secours vains, et puis…la résignation face à des vagues hostiles. La brise naguère si amicale reste neutre, laissant la place au vent violent qui continuait son œuvre. Rien qu’à imaginer les conditions dans lesquelles ces milliers d’âmes sont mortes, ça nous fend le cœur.

La commémoration de l’anniversaire du naufrage « Le Joolaa » est devenue comme un rituel dont nous profitons pour renouveler, impuissants de faire revenir ces vies perdues, notre compassion aux familles éplorées, à tout le peuple donc. Compassion pour ces étudiants à qui la vie tendait la main et qui n’auraient jamais l’opportunité de réaliser leurs rêves. Peut-être même que certains d’entre eux ambitionnaient de travailler dans le domaine maritime. Compassion pour ces pères et mères de familles qui n’ont pas eu l’occasion de donner un dernier sourire d’adieu à leurs progénitures. Compassion aux jeunes, moins jeunes, vieux et vieilles qui ont perdu des piliers qui tenaient fièrement leurs familles.
Difficile de se rappeler cette tragédie du bateau « le Joolaa » sans penser à ces milliers d’âmes innocentes qui ont été sevrées du regard maternel de façon brutale. Ces orphelins dont ceux qui étaient nourrissons au moment des faits atteignent aujourd’hui l’âge de la majorité méritent toute la considération de la République. Même si nul n’est assez grand pour occuper la place d’un parent, le fait pour la République de les adopter, d’en faire des Pupilles de la Nation , peut être d’un soulagement à ne point négliger. Certes le vide que crée l’absence d’un parent est impossible de combler mais l’initiative étatique d’accompagner ces jeunes garçons et filles impactés est à saluer à sa juste valeur.

Des questions sans réponses autour du bateau « le Joola »

Il est connu de tous que le naufrage du bateau « le Joolaa » est une conséquence d’un laisser-aller érigé en politique. Il révèle non seulement le manque de sérieux des responsables du navire mais aussi l’irresponsabilité à un niveau central. Aussi bien le ministère de tutelle dirigé alors par Youba Sambou que l’équipage du bateau, tous ont été coupables de mettre dans les eaux un moyen de transport souffreteux sur le plan technique. On se rappelle bien la sortie musclée du président Wade, fustigeant la surcharge et l’absence d’entretien du navire, au lendemain du naufrage. Comment peut-on comprendre en vérité que le bateau puisse faire le double de sa capacité? On se pose toujours la question.
On se pose aussi la question relative à la responsabilité de chacun. Pourquoi, en dehors de la démission des ministres Youssoupha Sakho (Equipement et transports) et Youba Sambou (Forces armées), il n’y a pas eu de sanctions sur le plan judiciaire? Dans un pays sérieux, bien des responsables seraient poursuivis pour homicides involontaires. On a beau mettre cette tragédie dans le registre d’un destin qui devait implacablement s’appliquer, cela ne dédouane pas les autorités aux affaires, le 26 septembre 2002. Pourquoi le bateau n’est-il pas repêché jusqu’ présent des eaux où il dort comme un mort?
Tant que des réponses ne sont pas apportées à ces questions, et des conséquences tirées, le Sénégalais continuera d’adopter une attitude qui défie toute logique. Cette attitude qui est plus que d’actualité, et qui consiste à surcharger les moyens de transport et à laisser circuler ceux qui sont bons pour la ferraillerie, dans le seul but de gagner plus d’argent. Gouverner c’est prévoir l’irréparable.

Le plan Orsec en marche. Ziguinchor a reçu sa part.

Le président de la République, son excellence, Macky Sall n’oublie jamais la région de Ziguinchor et comme il a si bien dit dans un passé récent : « je fais de la Casamance ma priorité ». Ce mercredi 23 septembre, le gouverneur de la région de Ziguinchor reçoit un important lot de matériels d’une somme de 347.000.000 FCFA dans le cadre du plan Orsec. C’est le lieu de féliciter le ministre de l’intérieur, monsieur Aly Ngouille Ndiaye pour les efforts et l’excellent travail qu’il abat partout pour soulager les populations sinistrées de ces pluies exceptionnelles de cette année.

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