LANCEMENT DE L’UNITÉ DE VINAIGRE DE LA SONACOS À DIOURBEL DANS LE CADRE DU PAP2-A / PSE CAP INDUSTRIALISATION


  • Le Directeur général de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS), Modou Diagne Fada, a promis une baisse du prix de l’huile d’arachide, soulignant, pour ce faire, la nécessité d’une bonne campagne de collecte de graines d’arachide.

‘’Si nous avons suffisamment de graines, nous allons triturer et produire de l’huile de table, mais aussi par un système de péréquation avec la vente de graines décortiquées à l’extérieur, pourvoir baisser le prix de l’huile pour les sénégalais. Donc avec une bonne campagne de collecte d’arachide, le prix de l’huile va baisser’’, a-t-il dit lors de sa tournée hivernale à Louga.

Selon Diagne Fada, si les quantités de graines récoltées sont importantes, une partie sera triturée ‘’même s’il est connu que la Sonacos y perd si elle veut mettre à la disposition du consommateur sénégalais de l’huile’’.

Car, ‘’nous avons des équipements défectueux, des installations vieilles et des taux de rendement pas bons et nos capacités de productions réduites. Cette année des efforts ont été, certes, faits à Kaolack, Diourbel et Ziguinchor, mais cela n’est pas suffisant pour nous permettre d’atteindre les rendements souhaités’’, a-t-il expliqué.

Sur les résultats de la SONACOS, il a soutenu que la société ‘’est en surface et prête à décoller à la condition aussi de faire une ‘’très bonne campagne de collecte d’arachide’’. ‘’C’est une situation de performance importante qu’il faut capitaliser, mais qui est encore fragile’’, a-t-il dit.

Le DG de la SONACOS a précisé qu’une bonne campag
passe par un effort sur le prix de l’arachide, un patriotisme économique de la part des opérateurs qui doivent appliquer la préférence nationale et l’accompagnement de l’Etat.

Il a visité les travaux de rénovation du bloc administratif, de l’infirmerie et du mur de clôture de la SONACOS de Louga presque fonctionnels, vérifié les équipements de réception des graines, les airs de stockage.

Modou Diagne Fada a aussi rencontré les producteurs et les opérateurs qui lui ont fait part de leurs doléances, suggestions, recommandations par rapport aux financements et au prix de l’arachide.

Il a assuré les producteurs et opérateurs de la disponibilité des financements et promis d’intervenir lors de la réunion annuelle du Comité national interprofessionnel de l’arachide (CNIA) pour que le prix de l’arachide aux producteurs soit élevé.

‘’Pour ce qui est du nombre de tonnes que nous envisageons de collecter, nous pendrons des dispositions du point de vue financement, équipement de réception et personnel pour absorber le maximum de graines d’arachide’’, a-t-il rassuré.

’’Une fois la rénovation terminée, que nous organisons cette présente campagne et que les résultats soient à la hauteur des attentes, nous allons pouvoir ériger à Louga une unité de trituration des graines pour pouvoir disposer de l’huile brute et avoir une unité complète’’, a-t-il promis.

SK/MD

PR MACKY SALL PRENANT PAR À LA VISIOCONFÉRENCE SUR LA PROMOTION DE L’INVESTISSEMENT AMÉRICAIN EN AFRIQUE.( Vidéo )

Le Président Macky Sall a pris part, depuis Abuja, à une visioconférence sur la promotion de l’investissement américain en Afrique.
Partant de l’expérience sénégalaise, le Chef de l’Etat a dit que l’Afrique est une terre d’opportunités ouverte à tous les partenaires dont les États Unis.
Il appelle, cependant, les partenaires à revoir certaines procédures et lever l’équivoque sur certains préjugés comme la perception sur le risque en Afrique.

Des milliards dans le vent : Le Pudc rétablit sa vérité ( Vidéo)

Suite à l’article publié, hier, par un journal de la place parlant de travaux à l’arrêt ou mal faits, matériels volés, installations sans entretien, le Pudc a fait une mise au point. C’est pour apporter des précisions.

Hier, un quotidien de la place a consacré sa une aux travaux du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Selon ce journal, l’Etat a investi des milliards dans le vent. « Les travaux du Pudc dans le nord du Sénégal sont confrontés à de sérieux problèmes : Travaux à l’arrêt ou mal faits, matériels volés, installations en dégradation avancée, faute d’entretien…» Des difficultés qui, selon le quotidien, ont été à l’origine de l’audit de la Bid qui aurait arrêté ses virements. C’est sur ces entrefaites que ledit programme a fait une mise au point. Sur la situation des centrales solaires réalisées par le Pudc dans la zone nord, le document indique que sur les 41 villages prévus par le programme d’électrification par des centrales solaires dans la zone nord, durant la phase 1, les 19 ont été réceptionnées avec des réserves, 11 sont en cours de réalisation avec des travaux à l’arrêt et 11 n’ont pas encore vu leurs travaux démarrer. A l’en croire, ces travaux d’électrification ont été confiés à l’entreprise espagnole dénommée Atersa. Les 19 villages finalisés ont fait l’objet de réserves techniques, lors de leur réception provisoire, mais ont été temporairement mis en service pour, d’une part, tester la fiabilité des équipements en fonctionnement et, d’autre part, faire bénéficier aux populations de l’éclairage public et du raccordement des infrastructures publiques en attendant la levée des réserves qui devaient se faire immédiatement. Cependant, l’arrêt de certains travaux a engendré des problèmes de dégradation de matériels, faute d’entretien dans les centrales en service ; ce qui a provoqué des interruptions de service dans ces centrales.

Ainsi, toutes les centrales n’ayant pas fait l’objet de levée de réserves, sont toujours sous la responsabilité d’Atersa. Faute de réception provisoire exempte de réserves, elles n’ont pas été transférées à l’autorité administrative qu’est le ministère du Pétrole et de l’Energie qui procédera, à son tour, à leur transfert à la société concessionnaire qui aura en charge leur exploitation. Malgré plusieurs relances faites à Atersa pour la reprise des travaux, ainsi que la levée en urgence des réserves, cette dernière n’a jamais obtempéré. En conséquence, face à cet état de fait, le Pudc a lancé une consultation au niveau national pour l’achèvement de la construction de ces centrales solaires et permettre aux populations en attente de pouvoir bénéficier de l’électricité. Concernant le financement de la Bid, le programme a fait l’objet d’un audit pour l’exercice clos au 31 décembre 2019. Et dans l’opinion de l’auditeur contenu dans son rapport, il est stipulé que les comptes du programme sont certifiés sans réserve conformément aux règles et méthodes comptables de l’acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière de l’Ohada. De plus, une mission de supervision, effectuée récemment du lundi 28 au mercredi 30 septembre 2020, a exprimé son satisfecit par rapport au bon déroulement du programme. Les travaux sont en cours dans le monde rural : rien que pour le mois d’octobre, au moins 3 forages seront réceptionnés et les travaux de construction de 210 km de pistes sont en cours. Pour ce faire, la Bid a donné une suite favorable à tous les paiements relatifs aux décomptes et dépenses liés au programme. Il convient de rappeler, selon les modalités de l’accord de financement, qu’il existe deux modalités de paiement aux entreprises : à savoir le paiement direct et le paiement à partir du compte spécial. Pour plus de célérité, le programme a opté pour le mode de paiement direct.

Cheikh Moussa SARR

Financement a été signé en (Corée du Sud) entre la République du Sénégal et le groupe Coréenne pour la construction du centre national d’oncologie à Diamniadio.

Financement a été signée en (Corée du Sud) entre la République du Sénégal et le groupe Coréenne pour la construction du centre national d’oncologie à Diamniadio.
D’un coût total de 105 millions de dollars (53milliards de Fcfa) dont 85.000.000 de dollars (43 milliards cfa) de la Corée et 20.000.000 de dollars (10 milliards cfa) de contribution de l’État du Sénégal, le projet comprend au-delà de la construction de ce centre, la fourniture des équipements médicaux, la mise en place d’un système d’information hospitalier ainsi que la formation
du personnel hospitalier

SENEGAL-TOURISME : LE PDTE PARTICIPE À L’EFFORT DE RELANCE DE L’ÉCONOMIE (DG APIX)

Le Projet de développement du tourisme et des entreprises (PDTE) participe à l’effort de relance de l’économie nationale, a indiqué vendredi le directeur général de l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX), Mountaga Sy.

’’Le projet de développement du tourisme et des entreprises participe à l’effort de relance nationale dans le contexte COVID 19. En effet, il est une réponse aux difficultés qui freinent la compétitivité du secteur touristique en contribuant à atténuer les contraintes liées au développement et à la croissance des entreprises touristiques’’, a déclaré M. Sy.

Il s’exprimait lors d’une visite du ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr à Saly-Portudal (Mbour, ouest) venu constater de visu l’état d’avancement des travaux de restauration, de protection et d’entretien des plages de cette zone située sur la Petite-Côte sénégalaise.

’’Le Tourisme, considéré comme la deuxième source de devises après la pêche au Sénégal (7% du PIB et plus de 100 000 emplois directs et indirects), est un secteur clé de notre économie au regard de sa capacité de création de richesses et d’emplois’’, a fait valoir M. Sy, soulignant que c’est ce qui a poussé le président Macky Sall à s’appuyer sur ce secteur dans le cadre de la relance de l’économie sénégalaise post-COVID-19.

L’objectif de ces travaux est de restituer les plages dans leur état initial avant le phénomène de l’érosion côtière constaté depuis le début des années 2000.

Il s’agit aussi de protéger les infrastructures hôtelières de la station balnéaire ainsi que les activités de pêche des communautés qui elles aussi étaient impactées faute de plage de débarquement, et enfin de veiller à l’entretien des ouvrages de protection une fois réalisés.

L’ensemble des ouvrages, composés de 12 brise-lames et 7 épis, ont été réalisés et sont maintenant fonctionnels. Le ré-ensablement a aussi démarré depuis plus d’un mois. Le montant du marché est de 23 milliards francs CFA. Les travaux sont confiés à l’entreprise néerlandaise Van Oord un des leaders mondiaux dans le domaine du dragage.

’’Cette dégradation des plages de Saly-Portudal avait des conséquences désastreuses puisqu’elle impactait négativement sur l’activité hôtelière et touristique, mais également sur la pêche et tout l’environnement autour du tourisme et de l’hôtellerie’’, a relevé le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr

C’est ainsi que le gouvernement, avec son partenaire technique et financier, la Banque mondiale, avait engagé ce projet de développement du tourisme et des entreprises confié à l’APIX comme maître d’ouvrage délégué, a souligné M. Sarr.

Selon lui, ces ouvrages ont permis de récupérer la plage sur environ sept kilomètres de long et 50m de large.

’’Il faut féliciter les autorités administratives pour le travail de conciliation engagé pour que le climat social soit apaisé. Puisque durant ce projet, l’ensemble des acteurs ont été indemnisés, les impenses payées. Aussi bien les acteurs touristiques hôteliers que les populations qui étaient impactées’’, a insisté le ministre.

ADE/OID

Comprendre les détails du projet de Loi de Finances 2021 du Sénégal

1️⃣ Le projet de loi de finances 2021, présenté, mercredi 7 octobre en conseil des ministre, par le ministre Abdoulaye Daouda Diallo, est arrêté à 4 589,15 milliards FCFA contre en 4 215,2 milliards FCFA en 2020, soit une hausse de 373,95 milliards FCFA en valeur absolue et de 8,9% en valeur relative.

2️⃣ Projections des indicateurs attendues en 2021

✅ Taux de croissance : 5,2
✅ Taux d’inflation: 1,7%
✅ Déficit public: 5% (soit 743,9 milliards en valeur absolue)

3️⃣ Le budget général de l’Etat s’élève à 3 090 milliards FCFA en RECETTES. Les détails:
Pour les recettes budgétaires, elles sont composées des grandes masses suivantes :
✅ Recettes fiscales : 2 564,5 milliards de FCFA (en baisse de 4,1% par rapport à la LFI 2020) ;
✅ Recettes non fiscales : 133,5 milliards de FCFA (en hausse de 7,7% par rapport à la LFI 2020) ;
✅ Recettes exceptionnelles : 60 milliards FCFA ;
✅ Dons-projets : 268 milliards de FCFA (en baisse de 2,9% par rapport à la LFI 2020) ;
✅ Dons budgétaires : 64 milliards de F CFA (en baisse de 93,13% par rapport à la LFI 2020).

4️⃣ Pour les dépenses budgétaires, elles se décomposent ainsi qu’il suit :
✅ Charges financières de la dette publique (intérêts et commissions) : 327 milliards de FCFA, contre 364,8 milliards de FCFA dans la LFI 2020, soit une baisse de 37,8 milliards FCFA en valeur absolue et 10,4% en valeur relative. Ce repli ne tient nullement compte des économies éventuelles qui seraient réalisées dans le cadre de l’Initiative de Suspension du Service de la Dette (ISDD) du G20 eu égard aux incertitudes liées à la durée de sa prolongation en 2021 ;
✅ Dépenses de personnel : 904,9 milliards de FCFA, contre 817,7 milliards de FCFA dans la LFI 2020, soit une progression de 10,7% ;
✅ Dépenses d’acquisitions de biens et services et de transferts courants: 1007 milliards de FCFA, contre 947,4 milliards de FCFA dans la LFI 2020, soit une hausse de 6,3% ;
✅ Dépenses en capital sur ressources internes : 751milliards de FCFA, contre 681,5 milliards de FCFA dans la LFI 2020, soit une hausse de 10,2% ;
✅ Dépenses en capital sur ressources externes : 844milliards de FCFA, contre 761,6 milliards dans la LFI 2020, soit une progression de 82,4 milliards de FCFA et 10,8% en valeur relative.

5️⃣ Les comptes spéciaux du Trésor projetés, en recettes et en dépenses, à 135,95 milliards de FCFA, soit à leur même niveau que dans la LFI 2020, sont composés des catégories de comptes suivantes, toutes équilibrées en recettes et en dépenses.

6️⃣ Le besoin de financement de 2021, (déficit et remboursement de l’amortissement de la dette) serait de 1 363,2 milliards de FCFA qui, avec l’autorisation de l’Assemblée nationale, sera couvert grâce aux tirages au niveau des prêts projets (576,2 milliards de FCFA), des emprunts programmes (105 milliards de FCFA) et des autres emprunts (632 milliards de FCFA). Le remboursement de la dette en capital se situerait à 619,3 milliards de FCFA et intègre les bons de trésor de 50 milliards de FCFA émis en 2020 et dont le remboursement est prévu en 2021.

✅ Institution de plafonds pour dépenses…

Une innovation majeure dans le projet de loi de finances pour l’année 2021 portant sur l’institution, de plafonds, par nature, pour l’ensemble des dépenses imputables sur les crédits transférés par l’Etat aux entités autonomes publiques, aux institutions de la République et aux services non personnalisés de l’administration publique. Les plafonds institués visent, en soumettant les transferts effectués par l’Etat à des règles de spécialité précises, à garantir le respect par les entités bénéficiaires des considérations de politiques publiques ayant présidé à leur allocation.
En particulier, pour les dépenses de personnel, il est institué des plafonds d’emplois par référence au quantum des crédits transférés par l’Etat et affectés par les entités bénéficiaires aux charges liées à la couverture de leur masse salariale.

Source: Ministère des Finances et du Budget du Sénégal

SALY-PORTUDAL : ALIOUNE SARR ÉVOQUE L’IMPACT DE LA RÉCUPÉRATION DES PLAGES

Le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr, a estimé que la récupération et la protection des plages de la station balnéaire de Saly-Portudal (Mbour, ouest) aura un impact important sur les activités touristiques.  ’’La récupération et la protection des plages de Saly-Portudal aura un impact important d’abord sur les touristes. Cela veut dire que le consommateur, le touriste local mais également étranger va être aujourd’hui attiré par la plage. Mais également, pour les investisseurs dont l’une des grandes demandes exprimées lors du salon Top Reza à Paris l’année dernière, était la récupération des plages’’, a-t-il dit. S’exprimant, vendredi, au terme d’une visite, pour constater l’état d’avancement des travaux de restauration des plages de cette station balnéaire, en cours de finalisation, M. Sarr a déclaré qu’il y a des investisseurs dans le secteur touristique, hôtelier notamment, qui vont revenir pour réinvestir dans la zone. ’’Si nous combinons ces éléments et la stratégie du tourisme et des transports aériens qui est en train d’être mise en œuvre et l’excellent travail fait par l’Agence sénégalaise de promotion touristique (ASPT) pour attirer les sénégalais vers les destinations du pays, nous pouvons considérer qu’avec ce travail, fait à Saly, nous sommes dans une excellente dynamique pour (…) faire du tourisme, le levier essentiel pour notre économie’’, a-t-il ajouté.  Les travaux seront livrés en décembre prochain, a t-il a fait savoir, saluant ’’un investissement extrêmement important’’.  ’’Et il faut que les Sénégalais soient informés de cet important investissement qui est une réponse à l’appel du secteur privé national pour récupérer mais surtout, protéger les plages de Saly-Portudal’’, a encore dit Alioune Sarr. Le ministre a invité les différentes parties prenantes à voir la meilleure formule qui permet d’assurer un suivi mais également, une maintenance et un entretien des infrastructures.  Il a vanté les potentialités touristiques du pays, citant la réserve de Fatalah, Saly-Portudal, Cap-Skiring, Saint-Louis, Kédougou, les sites mégalithiques du Saloum. ’’Donc, je voudrais réitérer cet appel que je lance à tous nos compatriotes pour qu’ils puissent soutenir le secteur touristique qui est un secteur transversal, qui entraine beaucoup d’autres secteurs : économie maritime, horticulture, élevage, artisanat, etc’’, a t-il dit.
 ADE/OID

PUDC: QUAND L’ÉLECTRICITÉ FAIT JAILLIR LE CHANGEMENT DANS LE MONDE RURAL.

LE PUDC CHANGERA DÉFINITIVEMENT LE SÉNÉGAL.

Les habitants de Sébou, dans le département de Bakel, aiment présenter leur localité comme ?’le dernier village du Sénégal », à la frontière avec le Mali.Cette dénomination ne doit en effet rien au hasard, car se rendre dans cette localité relève d’un véritable parcours du combattant. Le voyageur n’a en fait d’autre choix que d’emprunter des pistes. Mais en cette période d’hivernage, celles-ci sont rendues impraticables en certains endroits par des flaques d’eau. Ce qui oblige à les contourner.Et comme il est difficile de se repérer au milieu de ces collines verdoyanes, il faut se renseigner pour s’assurer qu’on est on est sur le bon chemin.Au bout d’une dizaine de kilomètres, surgit enfin Sébou.Avec ses 1.500 habitants, il est le ?’dernier village du Sénégal » avant le Mali, situé de l’autre côté du fleuve. Ici, on est à cheval sur deux frontières ,puisque la Mauritanie se trouve à 6 km seulement.Sébou est une localité peuplée d’agriculteurs et d’éleveurs et surtout une terre d’émigration.
Après 300 ans d’existence, les habitants du village ?’se sentent plus Sénégalais » maintenant, sourit Mamadou Oumar Diallo, natif de Sébou et conseiller municipal à Gabou. En effet, depuis le 13 décembre 2019, la localité a accès à l’électricité grâce au Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), pour un coût de 75 410 001 francs Cfa avec le raccordement aux réseaux Moyenne tension (MT) et Basse tension (BT).Un programme qui a imprimé ses marquesLe Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) a été lancé en 2015 par le gouvernement du Sénégal, avec l’appui technique du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Ce programme vise l’amélioration de l’accès des populations rurales aux services sociaux de base à travers la mise en place d’infrastructures socio-économiques, tout en favorisant l’implication des acteurs locaux dans le développement économique et social de leurs localités.Sur le plan de l’ancrage institutionnel, le PUDC était rattaché de 2015 à 2019 à la Primature. Mais depuis 2019, le programme se trouve sous la tutelle du ministère du Développement communautaire et de l’Equité territoriale.Sa phase 1 a été financée sur ressources internes (123 milliards de francs Cfa). Après plus de quatre années de mise en oeuvre, les résultats obtenus constituent une contribution significative à cibles sectorielles de la première phase du Plan Sénégal émergent (PSE), le nouvel référentiel des politiques publiques du Sénégal.Sous la houlette de son Directeur national Cheikh Diop, le programme a imprimé sa marque dans plusieurs coins du pays, dans les domaines des pistes, de l’hydraulique, de l’électricité, des équipements post-récoltes, des chaînes de valeurs. De quoi améliorer sensiblement les conditions de vie des bénéficiaires.Pour le volet électrification rurale, le rapport annuel 2019 rappelle que l’objectif était, dans le cadre de la phase 1, d’électrifier 420 villages, dont 310 par raccordement au réseau Moyenne tension (MT)/Basse tension (BT), 102 par la construction de centrales solaires (pour une puissance totale prévue de 2,85 mégawatt) et 8 par installation de 460 kits individuels et 78 lampadaires solaires.144 villages déjà alimentés en électricitéL’alimentation électrique de plusieurs infrastructures socio-économiques (infrastructures scolaires et sanitaires, ouvrages hydrauliques, établissements religieux?) était également prévue.
Le raccordement au réseau MT/BT est en cours dans 221 villages. Les travaux sont finalisés dans 161 villages (73%) et les lignes sont mises en service dans plus de 144 villages pour une population de plus de 123.200 personnes.Pour l’électrification par voie solaire, les travaux de construction de centrales solaires sont en cours dans 73 villages, 50 centrales photovoltaïques (49%) sont déjà finalisées, dont 41 mises en service pour une population totale de 31.300 personnes. L’installation du réseau basse tension dans les villages à électrifier par voie solaire a démarré dans 95 villages, dont 88 (86%) terminés.Les effets attendus de ce volet sont ?’l’amélioration des conditions d’éducation scolaire des enfants dans les foyers grâce à l’éclairage le soir et de la qualité de vie »,  »la réalisation d’économies monétaires (réduction des dépenses liées à l’énergie) ». Ce volet devrait aussi favoriser la prolongation de certaines activités économiques au-delà des heures d’éclairage naturel; l’Accès aux TIC (rechargement téléphones, télévision, internet?) ». Il est également attendu de sa mise en oeuvre,  »l’amélioration du fonctionnement des structures de santé et une meilleure conservation des médicaments », ainsi que l’amélioration des revenus par l’existence de nouvelles opportunités économiques locales et l’amélioration de la sécurité ».
Pour ?’une gestion efficace et une garantie de la pérennité des centrales construites », le PUDC a opté ?’pour une télégestion avec un automatisme du poste standard ». C’est un dispositif qui permet d’assurer ?’la gestion technique à distance, de déceler en temps réel toute anomalie et d’effectuer les réparations requises ».?’Virage à 180° »Grâce au PUDC donc, l’électrification de localités implantées au coeur des campagnes sénégalaises devient de plus en plus une réalité, comme à Sébou où ?’la vie devient meilleure », selon le conseiller municipal Mamadou Oumar Diallo. ?’On se sent aujourd’hui Sénégalais. L’homme vit d’espoir. Et c’est maintenant que nous avons l’électricité (?.) », ajoute-t-il.Emigré en France, Mody Boly profite encore de ses vacances à Sébou. Ce fils du chef du village parle d’un ?’virage à 180° ». ?’L’électricité a changé notre vie à 80%. Je peux même parler d’un virage à 180°. Senghor est passé dans le village. Il a même un homonyme ici (?.) Macky Sall est venu ici (?) », témoigne-t-il.L’électrification change les conditions de vie. Le forage du village fonctionne à l’électricité. Les femmes qui faisaient 11 km pour piler le mil et obtenir la farine pour le cous-cous du soir, le font dorénavant à 10 mn de chez elles. Un soudeur métallique s’est installé. Et des jeunes du village ont fait une formation en électricité.?’Il n’y avait pas d’espoir. On avait quoi icî L’espoir c’était l’émigration, il fallait émigrer pour vivre. Aujourd’hui, les jeunes savent qu’on peut apprendre ici et travailler ici (?.). C’est avec l’électricité qu’il n’y a plus de problème d’eau. On a pu raccorder le forage à l’électricité. Les femmes se levaient à 5h du matin pour chercher de l’eau (?.) elles rentraient à midi pour faire la cuisine. Or, l’eau est source de vie. Les femmes faisaient 11 km pour piler le mil; ici on mange le cous-cous le soir. Tout ça, c’est fini, on a tourné cette page », soutient Mody Boly.
?’On était Sénégalais juste par notre carte d’identité et on allait voter (?.). Je disais que Senghor est passé ici (?.) Macky Sall est venu ici lors de sa tournée en 2011. Il a fait les 100 villages du Boundou. Il nous avait promis de meilleures de conditions de vie si on votait pour lui. Ce n’était pas seulement un discours. La réalité est là aujourd’hui. Nous sommes un exemple. On peut citer le village en parlant d’émergence, en une année, les choses ont changé grâce à l’électricité. On se sent même plus Sénégalais que celui qui est à Dakar », ajoute-t-il.
Il plaide pour l’affectation d’enseignants au collège de Sébou, construit pour un coût de 70 millions de francs Cfa par les émigrés.L’électricité, une source de bienfaits à SébouKhady Diallo ne tarit pas d’éloges sur les bienfaits de l’électrification de Sébou.
?’Les bienfaits de l’électricité sont nombreux. Nous nous rendions jusqu’à Kidira ou Ballou pour avoir de la farine de mil. Aujourd’hui, on le fait ici parce qu’il y a un moulin qui fonctionne à l’électricité. Nous avons nos frigos. On peut conserver nos aliments. Nous n’allons plus acheter la glace ailleurs. On peut en fabriquer ici, faire de la crème glace. On peut faire du jus pour nos enfants alors qu’auparavant, cela nous venait d’ailleurs. Et on ne savait pas les conditions de préparation, avec tous les risques. Maintenant, nous le faisons nous-mêmes grâce à l’électricité. Nous avons la télévision dans les maisons. Les enfants ne sortent plus pour regarder la télé à l’extérieur. Nous sommes en période de pandémie et on nous oblige de rester dans les maisons », dit-elle.L’accès à l’électricité suscite l’espoir d’une vie meilleure sur ces terres du Boundou.Il en est aussi ainsi à Dialiguel, village de la commune de Bélé, dans le département de Bakel. Ici également, le PUDC a permis aux habitants d’accéder au courant, à travers les réseaux Moyenne tension (MT) et Basse tension (BT), pour un coût de plus de 47 millions de francs Cfa. La mise en service a eu lieu le 28 août 2019 et le raccordement a été fait 20 jours avant le ramadan 2020.Bénéfice de 900 000 francs avec la vente de glaceCeux qui s’approvisionnaient en glace à Kidira, à des dizaines de km, ou ailleurs, ont passé ?’le meilleur ramadan » depuis des années en cette période de forte canicule. Et ?’l’arrivée » de l’électricité a donné des idées entrepreunariales à la famille Sy. Elle dispose aujourd’hui de sept frigos et s’est lancée dans la vente de glace.?’Avant, c’était difficile. Pour acheter de la glace, il fallait débourser entre 500 francs Cfa et 1000 francs Cfa. C’était encore plus difficile pendant le mois de ramadan avec la chaleur. Aujourd’hui, la situation a véritablement changé. Nous avons payé de l’électricité pour une valeur de 100 000 francs pour alimenter nos sept frigos. Nous fabriquons de la glace que nous vendons ici à Dialiguel et dans les villages alentours », explique Fatou Barry.Grâce à cette vente, l’entreprise familiale a pu faire un bénéfice de 900.000 francs CFa qu’elle a épargné pour d’autres investissements. La vente de poulets est également un créneau.Situé à 123 kilomètres de Tambacounda, le village de Didé Gassama a lui aussi bénéficié d’une centrale solaire et d’un réseau de distribution basse tension d’une puissance de 30 KWC pour un coût total de 129 millions de francs Cfa. Voilà qui ouvre une ère nouvelle dans ce village religieux du département de Bakel, fondé en 1211 par Fodé Abdoulaye Gassama.?’Nous nous réjouissons beaucoup de l’électrification du village. Nous avions avant des panneaux solaires, depuis 1992, des groupes électrogènes. Les gens allaient à Goudiry pour acheter de la glace, c’est une longue distance. Avec l’électricité en permanence, il y a de bonnes perspectives. Aujourd’hui, par exemple, le forge fonctionne à l’électricité, nous avons des moulins à mil. Le travail des femmes est allégé. Vous avez les postes téléviseurs dans les domiciles. Chaque année, nous organisons ici une ziara au cours de laquelle nous recevons du monde. Avec l’électricité, nous allons encore améliorer l’organisation de cette manifestation religieuse. Nous remercions les autorités », confie El Hadj Gassama, en l’absence du Khalife de Didé Gassama.Une électricité porteuse de changementsFatoumata Gassama ose même parler de ?’Didé émergent ». En poste depuis deux ans, l’Infirmière-chef de poste (ICP) voit également ses conditions de travail changer.
?’L’électrification est une très bonne chose. Auparavant, nous avions un panneau solaire avec une puissante très limitée. Avec la centrale solaire, la situation va beaucoup changer. On peut mieux conserver certains médicaments, nos vaccins, consulter à tout moment, faire des accouchements la nuit. Il nous arrivait d’utiliser nos téléphones portables parfois en travaillant la nuit. Maintenant, travailler la nuit deviendra plus facile avec cet éclairage en permanence », souligne Aissata Niang.Du Boundou au Djolof en passant par le bassin arachidier, le Rip et le Baol, l’électricité a permis aux habitants de nombreux villages d’accéder à certaines commodités et les a ouverts sur le monde, tout en contribuant au renforcement de la sécurité et donnant des idées entrepreunariales, etc.Grâce au PUDC, le village de Ngayène Sabakh qui a vu le jour en 1370 et qui est aujourd’hui un chef-lieu de commune, a été électrifié par un système de raccordement aux réseaux Moyenne tension (MT) et Baisse tension (BT) pour un coût de 50 932 000 francs Cfa.Echographie au poste de santé de Ngayène SabakhA Ngayène Sabakh, une localité située à moins de 1, 5 km de la Gambie, l’électrification effective depuis 2019, permet désormais au boucher Malick Ndiaye de conserver plus facilement sa viande.Ici, les habitants gardent encore en mémoire l’intoxication alimentaire dont certains ont été victimes après avoir consommé du poisson pourri. Pour Mbengué Gaye, la présidente du GIE FAVEC (Fédération des associations villageoises d’épargne et de crédit, ?’l’accès à l’électricité permet de conserver les aliments ».?’On a de la glace sur place alors qu’auparavant, on se rendait à Keur Ayib ou à Madina Sabakh pour acheter le sachet de glace à 450 et 500 francs Cfa. On peut conserver plus facilement maintenant la viande et le poisson. Nous transformons les produits locaux, nous faisons de l’enrichissement des aliments pour contribuer ainsi à la lutte contre la malnutrition », confie-t-elle.Avec l’électrification, le poste de santé peut réaliser des échographies alors qu’auparavant, les patients se rendaient à Nioro où ils pouvaient attendre un à deux jours.?’On n’avait d’énormes difficultés, surtout pendant l’hivernage. On n’avait un panneau solaire qui a une puissance limitée. Actuellement, on peut même pratiquer l’échographie alors qu’auparavant, les femmes se rendaient à Nioro où elles pouvaient attendre une à deux journée avant de faire l’échographie. Actuellement, on peut pratiquer cette échographie sur place », confie l’Infirmier-chef de poste (ICP) Assane Sarr.Il estime que c’est également une source de revenus pour le poste de santé. Des recettes s’élevant à 3 millions 400 mille francs Cfa ont été récoltées, depuis l’installation de l’appareil, relève un document.?’L’électricité nous procure beaucoup d’avantages. Elle a nous permis de sauver des vies. On peut faire les accouchements même la nuit. On peut conserver facilement nos médicaments », dit l’ICP de Ngayène Sabakh.L’électrification est comme ?’un ouf de soulagement », la satisfaction d’une ?’vieille doléance », selon le maire Goumbo Gaye, qui rappelle que le village de Ngayène a été créé il y a plus de 600 ans.Hier foyer de départ, aujourd’hui terre d’accueil à terre?’Le PUDC est un programme adapté. Pour qu’il y ait le développement à la base, il faut obligatoirement l’électricité. Cela a permis le retour d’une partie importante des populations qui étaient à Kaolack, à Dakar, en Gambie, parce que nous sommes sur une zone frontalière. Nous avons observé que les menuisiers métalliques sont de retour, les vendeurs de lait caillé sont de retour. Nous avons également observé que la conservation du poisson, de la viande marche bien. Les femmes disposent de moyens pour pouvoir transformer les produits locaux », souligne l’élu local. »On observait qu’au moment du ramadan, on vendait les sachets de glace à 450 francs, aujourd’hui, le sachet est vendu à 50 francs. Il y a 23 villages pour une population de 31.280 habitants. Maintenant, tous les villages convergent vers Ngayène pour la réparation du matériel agricole, la transformation de leurs produits », déclare-t-il.Vivant sur une zone frontalière, la population se sentait en un moment donné ?’plus à l’aise » en Gambie qu’au Sénégal, relève le maire. »Les gens ne sentaient plus l’importance de régler leurs problèmes au Sénégal. La Gambie étant à moins d’un kilomètre, les populations se disaient qu’il fallait partir en Gambie. Il arrivait même que les parents d’élèves partent en Gambie pour les extraits de naissance de leurs enfants. Mais avec l’électrification et cette nouvelle politique de développement à la base, nous voyons que les populations sont de retour. Les populations viennent d’autres horizons pour s’installer à Ngayène. Les conducteurs de moulins à mil, des batteuses viennent de la Gambie s’installer ici. C’est de l’emploi créé », salue Goumbo Gaye, qui annonce un programme de formation pour accompagner les femmes transformatrices et les menuisiers bois.5000 francs par jour grâce à la vente de glaceAu village de Keur Alpha, dans la commune de Thiomby (Kaolack), l’heure est également aux transformations grâce à l’électrification par le raccordement aux réseaux Moyenne tension et Baisse tension, pour un coût de 10 276 000 francs Cfa. Avec ses 802 âmes, Keur Alpha existe depuisplus de 100 ans, selon son chef de village, Oumar Ndao. Avant l’électrification, Ramou Sarr n’exerçait aucune activité. Aujourd’hui, sa vente de glace lui rapporte jusqu’à 5.000 francs par jour. »Il y a beaucoup de réfrigérateurs dans le village. Les conditions de vie s’améliorent. On peut conserver le poisson pendant une semaine. Grâce à la vente de glace, je peux gagner entre 2000 et 2500 francs CFa par jour. Le moulin à mil et les décortiqueuses fonctionnent à l’électricité alors qu’il fallait se rendre jusqu’à Gandiaye, ce qui était une perte de temps. Tout est fait maintenant sur place », témoigne Mariama Ndao, 52 ans.Avec l’électricité, Djiby Mbaye, enseignant à l’école primaire, accède plus facilement à l’information. ?’Nous avons accès à l’information par la télévision. Avant, il fallait faire 5 km pour recharger son téléphone portable. Je peux aujourd’hui accéder à l’Internet et faire des recherches pour documenter mes leçons. L’électricité permet aujourd’hui aux élèves de mieux apprendre à la maison », dit-il.Dans le Baol, les résultats du volet électrification du PUDC sont également tangibles à Sindiane 1 et Sindiane 2, villages de la commune de Dangalma, dans le département de Bambey. Plus de 19 millions de francs ont été investis pour le raccordement aux réseaux Moyenne tension et Basse tension.A Sindiane 1, les populations saluent le raccordement à l’électricité et plaident pour l’extension de l’éclairage public, ce qui permettrait de renforcer la sécurité dans le village. Aujourd’hui, le forage du village fonctionne à l’électricité, alors qu’auparavant, il fallait 40 litres de gasoil par jour, selon Labba Thiam, un habitant de la localité.La tournée du PUDC dans les localités électrifiées par son programme a pris fin dans le terroir du Djoloff. A Mbacké Djolof, village de la commune de Sagatta (Linguère), ce sont pas moins de 13 millions 342 millefrancs Cfa qui ont été injectés dans l’électrification dont la mise en service au profit de 910 habitants, est intervenue en 2019.L’espoir d’un mieux-vivre dans la zone sylvopastorale »Nous sommes très contents. L’eau, le feu, l’herbe font partie des biens communs auxquels tout le monde a droit. Donc si, aujourd’hui, Mbacké Djolof, village de Mame Marame Mbacké bénéficie de l’électricité, ses habitants ne peuvent que dire merci au gouvernement. L’électrification procure beaucoup de bienfaits. Avant, il fallait recharger les téléphones portables ailleurs; on pouvait même égarer son appareil. Il y a plus d’éclairage, ce qui contribue au renforcement de la sécurité. Les gens peuvent regarder la télévision. La glace est produite sur place alors qu’on l’achetait ailleurs », témoigne l’Imam El Hadj Mor Diama Ndiaye.
Faty Balla Ndiaye, matrone de la case de santé, rappelle, elle, que ?’l »électricité est à la base du développement ». ?’Aujourd’hui, les femmes peuvent produire de la glace et la vendre. Avec l’électricité, il est possible de faire fonctionner nos moulins à mil et nos décortiqueuses. ‡a vient juste de démarrer, mais le meilleur est à venir. Il y a pleins d’opportunités », souligne MmeNdiaye, qui plaide pour la transformation de la case de santé en centre de santé, compte tenu de l’évolution démographique de la localité.Dans le département de Linguère toujours, les villages de Kamara, Mbèyenne et Négué disposent chacun d’une centrale solaire capable d’alimenter les hameaux et villages voisins, pour les besoins domestiques et les activités génératrices de revenus. L’électrification permet aussi de renforcer la sécurité dans une zone sylvopastorale où le phénomène du vol de bétail hante le sommeil de plus d’un éleveur.Pour la deuxième phase, le budget du PUDC est de 300 milliards avec le concours des Partenaires techniques et financiers comme la Banque islamique de développement (BID), la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds saoudien de développement (FSD).Outre ses volets classiques (accès à l’eau, pistes de production, chaine de valeurs, électricité, matériel d’allégement des travaux des femmes), le programme s’est vu confier la construction de 300 postes de santé.

Financement du PAP2-A : 14 712 milliards de FCFA sur la période 2019-2023 soit 614 milliards de plus que le PAP2 initial.

CONCLUSIONS CONSEIL PRÉSIDENTIEL SUR LE PAP2-A

Les ‘’orientations de Macky Sall’’ pour relancer l’économie avec l’ambition de retrouver dans deux ans une croissance supérieure à 6 % en misant sur les secteurs prioritaires et un secteur privé national fort qui participera avec 4700 milliards de francs CFA .Les chantiers des réformes, l’exonération fiscale pour la presse et le tourisme et l’idée de contrats de performance dans le secteur de l’éducation.
D’un taux prévisionnel de croissance de plus de 6 % du Produit intérieur brut, le Sénégal devrait se retrouver avec une croissance de 0, 7 % à la fin de l’année. Une projection récemment confirmée par le Fonds monétaire international qui avait dépêché une mission dans le pays.
Les mesures agitées lors de cette rencontre sont notamment censées redynamiser l’économie sénégalaise et faire repartir la croissance à la hausse. A ce sujet, L’Info souligne que Macky Sall table sur une croissance économique de 13, 7 % en 2023.
‘’La mise en œuvre du plan de relance permettra de retrouver une croissance du produit intérieur brut de l’ordre de 5, 2 % en 2021, 7, 2 % en 2022 et 13, 7 % en 2023, soit le, premier taux de croissance à deux chiffres du Sénégal’’.

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