AVEC LES ÉLECTIONS LOCALES, LES FORMATIONS POLITIQUES, COALITIONS ET MOUVEMENTS POURRONT-ILS SURVIVRE AUX JOUTES ELECTORALES.

Force est de reconnaître que bon nombre d’électeurs ne savent pas à quelle famille politique et coalition il faut se fier face à cette prolifération de candidats à la candidature et surtout l’accaparement des postes électifs par des personnes qui ont fini de montrer leur incapacité et carence quant à la gouvernance locale. En ce sens qu’au sein de la population se dégage une réelle méfiance sur les prétentions et intentions des leaders et responsables politico administratifs qui se bousculent au portillon du casting de leurs leaders politiques.
En effet, dans cette effervescence politico politicienne on sent plus des appels du pied que des contenus de langage qui soient à même de donner une réelle image politique des candidats à la candidature.
En effet les candidats et candidates ont une certaine difficulté à capter l’attention de l’électorat en terme de thématique politique et de présentation d’un programme fiable et efficient de gouvernance locale. Beaucoup de personnes soutiennent un candidat à la candidature sans pour autant pouvoir avoir une idée, moins encore être à même de décrypter d’une manière rationnelle le programme proposé dans le cadre d’une gouvernance locale performante, voire compétitive, de personnes qui s’adonnent au trafic d’influence pour se positionner au niveau des localités.
Les militantes et militants comme les sympathisants des formations politiques et autres mouvements de soutien éprouvent une réelle difficulté à présenter et, par voie de conséquence, vendre le programme politique de leur candidate ou candidat qui ne peut comprendre que ces joutes électorales sont une grande opportunité d’ouverture démocratique de la gouvernance locale.
Un atout qui permettrait aux populations et souteneurs de faire valoir la ligne politique non politicienne adoptée par leur aspirant à la candidature, préférant s’enthousiasmer sur la personne mais surtout sa personnalité qui n’est pas souvent au rendez-vous des attentes et aspirations citoyennes des populations.
Aucun cadre de mise en évidence des aspirations des populations n’est perceptible, moins encore défini, dans les discours et propos ventilés au niveau des medias, groupes Whatsapp et autres réseaux sociaux. Ce qui est tout à fait paradoxal pour qui veut faire accepter sa manière de conduire les affaires locales offrir une autre configuration et renforcer les potentialités dans le temps et l’espace de leur gouvernance politique. Ce qui nécessite un travail ardu de conviction à effectuer après de la population au sein de laquelle le rejet de la politique politicienne prend de plus en plus d’ampleur car beaucoup de sénégalais ne croient plus à un changement rationnel de gouvernance locale.
En ce sens que l’enjeu principal de ces élections locale gravite autour de la capacité des candidats à la candidature, à prendre en compte une mobilisation citoyenne propre à impulser une possibilité de gouverner autrement avec d’autres paramètres et critères politiques. Dans le cadre de ces élections locales la question qui se pose n’est pas tellement de savoir qu’elle est la personne capable de diriger une collectivité, mais plutôt celle ou celui qui est politiquement dans les dispositions de mettre en veille ses ambitions personnelles pour être au service exclusif de sa localité. Alors se pose la problématique d’une stratégie à adopter dans le choix des candidats à la candidature pour éviter une implosion généralisée des formations politiques et mouvements directement ou indirectement impliqués dans le processus de désignation des candidats.
Toutefois la prolifération des candidats à la candidature fait que formations politiques, coalitions et mouvements devront faire face à cette période délicate source d’une rivalité intangible qui crée une dynamique de lutte sans merci dans le paysage sociopolitique. Une situation sociopolitique qui contribue à multiplier et alimenter les interrogations sur la crédibilité, la compétence et surtout expériences des profils qui émergent afin que les populations n’en souffrent aucunement.
Ce qui doit sérieusement retenir l’attention les leaders et responsables politiques parce que constituant un élément charnière dans la configuration politique de leurs formations respectives.
Une donnée qui nécessite des consensus indispensables à l’unité des militants et autres sympathisants. En effet, pour bon nombre de candidats et candidates à la candidature la vision de gouvernance locale reste ambiguë voire floue et illisible.
En ce sens que certains discours et propos sont aux antipodes de la préoccupation des populations et peuvent créer une forme d’électrochoc et perturbations dommageables à la survie de leurs formations, mouvements et/ou coaltions qui sont sous la menace d’un tsunami politique impétueux et imparable. Avec la tournure que prennent les aspirations et ambitions à la candidature, il se pose la question de savoir si les formations politiques, coalitions de partis et mouvements survivront aux joutes électorales.
D’où l’importance de revoir les conditions et modalités de choix des candidats à la candidature ce quu permettrait d’éviter des erreurs irréparables et ainsi contribuer à un nivellement à la base des critères de crédibilité et de confiance qui soient à même d’offrir les opportunités de penser autrement la gouvernance locale.
Il importe ainsi d’intégrer dans les démarches à effectuer les ressentis des populations et changer en profondeur les termes et autres critères d’éligibilité à la candidature.
En effet avec le processus de choix d’éventuels candidats, chaque formation politique et/ou coalition est menacé d’implosion qui leur ferait perdre le contrôle de situations qui doivent mesurer le poids de leur unité dans les prises de décisions mais aussi et surtout les préoccupations et attentes des populations et, par voie de conséquence, répondre objectivement au défi que représente le développement local.
Dans cet ordre d’idées, ce dont ont besoin nos localités en général et les populations en particulier, c’est de procéder à une rupture, qui ne peut constituer une solution alternative, au niveau de la gouvernance de l’administration décentralisée par la prise en compte d’une amélioration conséquente du cadre de vie et d’évolution des populations. *Ousseynou NIANG.*

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