“Bolsonaro dehors”.Manifestations dans tout le Brésil pour la destitution du président Jair Bolsonaro

Manifestation contre le président Jair Bolsonaro à Brasilia, au Brésil, le 2 octobre 2021. Sergio Lima / AFP
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Des rassemblements ont été organisés samedi dans plusieurs villes du pays, à l’appel des mouvements et partis de gauche, pour demander une nouvelle fois la destitution du président d’extrême droite.

Des rassemblements contre le président d’extrême droite Jair Bolsonaro, à l’appel de mouvements sociaux et de partis de gauche, ont été organisés samedi 2 octobre dans plusieurs villes du Brésil, rapporte O Globo.

“Les manifestants pointaient du doigt l’inflation galopante et réclamaient la destitution du président, plus de vaccins [contre le Covid-19] et d’emplois”, résume le journal.

Au Brésil, Bolsonaro est un président qui n’en a que le nom
Selon O Dia, des défilés ont lieu dans au moins “84 villes”, notamment à Rio de Janeiro, São Paulo ou Brasilia à l’appel de la campagne nationale “Bolsonaro dehors”.

Il s’agissait de la sixième journée de contestation organisée par l’opposition de gauche et centre-gauche contre Jair Bolsonaro depuis mai, lorsque ces mouvements et partis ont décidé de retourner dans la rue après un an à éviter les manifestations en raison de la pandémie de Covid-19, note Jornal do Brasil :

Mais c’était la première fois que les organisateurs tentaient de recueillir un soutien important du centre-droit et de droite, dans le but de construire un large front pour résister à l’assaut de Bolsonaro contre les institutions démocratiques et la légitimité des machines de vote.”

L’inflation en ligne de mire
Alors que les précédentes manifestations portaient principalement sur le manque de contrôle de l’épidémie dans le pays et les dénégations du président quant au virus, ce samedi les manifestants dénonçaient surtout l’inflation, “notamment la hausse du prix des aliments et des carburants”, remarque O Globo.

Les partis de droite en rupture avec le gouvernement avaient organisé leur propre défilé le 12 septembre, et avaient tenté d’attirer des secteurs de la gauche, mais n’avaient que peu rassemblé, rappelle Jornal do Brasil. Les partis de gauche avaient alors évité de se joindre aux cortèges où les manifestants lançaient “Ni Bolsonaro, ni Lula [l’ancien président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010)]”.

La presse brésilienne comparait donc samedi l’ampleur des manifestations du jour à celle de la mobilisation de la droite d’une part, et des pro-Bolsonaro d’autre part. “Visuellement, on a le sentiment d’une plus grande présence dans les manifestations de ce samedi que celles du 12 septembre dernier”, remarquait ainsi O Globo.

Pour Folha de São Paulo, la mobilisation de samedi avait valeur de “test pour 2022”, date de la prochaine présidentielle. Au regard du “grand coup d’État du 7 septembre du locataire du palais d’Alvorada [la résidence officielle du président à Brasilia]”, elle “a été un nouvel échec, quoique assez relatif”. “De toute évidence, il y avait beaucoup de monde sur l’avenue Paulista [grande artère de São Paulo], et moins à tous les points qui pouvaient être évalués à travers le pays.” “Mais”, analyse le quotidien, “la multiplication des manifestations prouve ce que l’on savait déjà : [la campagne] ‘Bolsonaro dehors’ restera en vie jusqu’aux élections”.

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