Commercialisation de l’arachide : Macky exige la surtaxe à l’exportation

Commercialisation de l’arachide : Macky Sall exige la surtaxe à l’exportation.

Le président Macky Sall semble accorder une importance capitale à la commercialisation de l’arachide. Mais il voudrait surtout éviter que les graines filent entre les doigts des huiliers pour se retrouver à l’étranger. A cet effet, il a exigé à son gouvernement qu’il fasse en sorte que les Chinois payent plus avant toute exportation.

« Le Chef de l’Etat demande, à cet effet, au Ministre des Finances et du Budget, de veiller à l’application effective de la surtaxe à l’exportation de l’arachide dans le but de maintenir les objectifs de collecte et de trituration de SONACOS-SA et des autres huiliers », rapporte le communiqué du conseil des ministres de ce mercredi 9 décembre 2020.

Macky Sall entend ainsi, avec ces 30 F par kilogramme, préserver l’outil industriel national qui, à ses yeux, contribue fortement à la croissance et à la création d’emplois.

Par la même occasion, il a rappelé à son gouvernement l’importance qu’il accorde à un bon déroulement de la campagne de commercialisation agricole. « Il a, à cet effet, demandé au Gouvernement de prendre les dispositions et mesures d’accompagnement appropriées pour assurer, sur le terrain, le déploiement stable et le contrôle systématique des opérations de la campagne », ajoute le communiqué.

L’impatience des exportateurs

Et pour que tout se passe bien, il demande à ses ministres de mobiliser l’administration territoriale ainsi que les services déconcentrés dans un élan de cohérence et de solidarité pour éviter tout couac.

Joint par Seneweb, le président du Collectif des producteurs et exportateurs de graines d’arachide (Copéga) précise que les exportateurs ne sont pas contre cette taxe. Habib Thiam regrette toutefois le blocus qui leur est imposé sous prétexte qu’il y a 30 F à appliquer sur le kilogramme. « Depuis le début de la campagne, on nous interdit d’exporter. Si la taxe doit être appliquée la Douane devrait disposer d’outil pour les prélèvements », relève-t-il.

Pour lui, le gouvernement doit dire s’il est pour l’exportation ou non. « S’ils sont pour l’export, qu’ils prennent les dispositions qui permettent d’exporter », lance-t-il.

D’après Habib Thiam, la capacité de traitement de toutes les unités industrielles du Sénégal ne dépasse pas 300 000 tonnes l’année. Or, la production arachidière en 2020 est estimée à 1,8 million de tonnes, d’après le ministère de l’Agriculture. Ce qui fait dire à Habib Thiam que ça n’a aucun sans de parler de surplus, si ce surplus est de loin supérieur au besoin.

Il attire ainsi l’attention des autorités sur les conséquences de ce blocus qui commence à causer des retards de livraison par rapport aux engagements pris auprès des partenaires chinois.

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