Côte d’Ivoire : les observateurs de l’UA évoquent un déroulement ”globalement satisfaisant” du scrutin

La Mission d’observation électorale de l’Union africaine en Côte d’Ivoire estime que le premier tour de l’élection présidentielle ‘’s’est déroulé de manière globalement satisfaisante’’ en dépit du contexte politique.

’’La mission estime que le premier tour (….) s’est déroulé de manière globalement satisfaisante en dépit d’un contexte politique caractérisé par l’absence de consensus sur le processus conduisant à l’élection du 31 octobre 2020 entre les acteurs politiques’’, a notamment déclaré le chef de la mission, Dileita Mohamed Dileita.

‘’Il en a résulté un appel à la désobéissance civile et des actes de violences’’, a rappelé l’ancien Premier ministre de Djibouti.

La mission a toutefois formulé des recommandations allant dans le sens ‘’d’améliorer les processus politiques et électoraux futurs’’ en Côte d’Ivoire.

Elle invite le gouvernement à ‘’prendre les mesures nécessaires afin de garantir l’inclusion et la participation citoyenne (….), à mettre en place un cadre de concertation entre les acteurs politiques et autres parties prenantes afin de créer et d’affermir un climat de confiance à même de garantir la paix et la stabilité (….)’’.

Dans le même temps, l’UA déplore ‘’les actes de violence ayant occasionné des pertes en vies humaines et appelle le gouvernement à faire toute la lumière’’, a dit Dileita Mohamed Dileita.

Il a invité les partis politiques et les candidats à ‘’renouer le dialogue, seule issue pour une paix durable et la préservation de la cohésion sociale ; à renforcer l’éducation civique et électorale de leurs militants et sympathisants (…)’’.
Dileita Mohamed Dileita a aussi appelé la société civile à ‘’s’engager dans l’organisation d’élections libres, inclusives et transparentes ; à ouvrer au renforcement de la paix et de la cohésion sociale’’.
Il appelle la Communauté internationale à ‘’poursuivre ses efforts en vue d’aider les parties prenantes du processus électoral à renouer le dialogue ; à appuyer les initiatives visant au renforcement de la paix et de la cohésion sociale’’.

De son côté, la mission internationale d’observation des libéraux et démocrates a félicité ‘’les organes de gestion et de supervision des élections pour la bonne organisation du scrutin’’, rendant en même temps hommage au peuple de Côte d’Ivoire pour ‘’sa maturité exemplaire et pour son sens élevé des responsabilités’’.

Elle a condamné ‘’les violences causées par l’appel d’une partie de l’opposition à la +désobéissance civile+ (….)’’ et appelé ‘’les autorités compétentes à traduire les responsables de ces incidents devant la justice’’.

Cette mission de libéraux et démocrates africains et européens qui comprenait des leaders politiques, des parlementaires, des ministres, et des représentants d’organisations de jeunesse a salué ‘’l’approche pondérée du gouvernement qui a appelé au calme et à la retenue durant la campagne et le jour du scrutin’’.

Elle a encouragé ‘’les acteurs politiques à privilégier le dialogue, à faire preuve de retenue et à utiliser les voies légales pour les éventuels recours’’.
Pour sa part, la plateforme Indigo déplore ‘’une élection émaillée de violences ne favorisant pas l’expression massive et sereine des populations’’.

Indigo Côte d’Ivoire dit avoir conduit, par le biais du Groupe de Plaidoyer du PTI, une mission d’observation citoyenne à long terme, en déployant 120 observateurs départementaux depuis mars 2020.

Ces observateurs formés et accrédités par la Commission Électorale Indépendante (CEI) ont couvert toute la période pré-électorale, de mars à octobre 2020, selon la plateforme.

Elle fait état de nombreuses causes qui ’’n’ont pas permis l’expression massive et sereine du suffrage pour une partie importante de la population’’ en dépit ’’des efforts des pouvoirs publics pour garantir un scrutin sécurisé’’.

La plateforme cite ’’les appels au ‘boycott actif’ de l’opposition, l’extrême volatilité du contexte sociopolitique, la relative psychose qui s’est emparée de nombreuses localités du pays (…) la multiplication des actes de violence et de vandalisme, les difficultés logistiques de déploiement du matériel électoral et le nombre conséquent de bureaux de vote n’ayant pas pu ouvrir dans certains districts du pays’’.

Indigo Côte d’Ivoire note que 23% des bureaux de vote à l’échelle nationale sont restés fermés samedi.

Selon la plateforme, ’’les troubles observés, notamment les barricades qui ont paralysé certaines zones, les menaces sur les agents de la CEI et les attaques contre des centres de vote ayant mené à la destruction du matériel électoral, sont les raisons de la non ouverture systématique de ces bureaux de vote’’.

OID/AKS

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