Le numérique, nouvelle arme de la police scientifique pour résoudre les crimes

reconstitution 3 D d une scene de crime par scan 3D lasergrammetrie par le service en expertise 3D du snps ( Service national de police scientifique) a Ecully . le17/09/2021 Photo sebastien soriano/ Le Figaro

Reconstitution d’une scène de crime à l’aide d’une tablette de numérisation en trois dimensions au service en expertise 3D du SNPS, à Écully. SEBASTIEN SORIANO/Le Figaro
REPORTAGE EXCLUSIF – Après les empreintes et l’ADN, les enquêteurs en blouse blanche font désormais «parler» des téraoctets de données, derrière les murs de leur siège très sécurisé d’Écully.

De notre envoyé spécial à Écully (Rhône)

Après avoir fait parler les empreintes depuis plus d’un siècle, fait de l’ADN une «reine des preuves» à partir des années 1990 jusqu’à esquisser des portraits-robots génétiques, l’enquêteur en blouse blanche entre aujourd’hui dans une troisième révolution: le numérique. Les progrès, débouchant sur des prototypes dignes de romans d’anticipation, sont fulgurants. Les travaux menés dans l’antre très sécurisé du Service national de police scientifique (SNPS), basé à Écully (Rhône), et qui a ouvert ses portes au Figaro, en témoignent.

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Si pinceaux et écouvillons sont toujours utilisés pour les prélèvements, la panoplie s’est étoffée de moyens tout à fait innovants. Dans des bureaux, dont les murs sont tapissés de notes cabalistiques, les spécialistes du groupe Ingénierie professionnelle développent des outils tels que Crim’in. Une sorte de calepin numérique que les policiers de terrain utilisent depuis janvier dernier pour lire des fiches «réflexes», en

Par Christophe Cornevin

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