Le sous-développement de l’Afrique, les flux financiers illicites est la principale justifications

«L’Afrique a perdu mille milliards de dollars au cours des dernières années liés aux flux financiers illicites.» Cette déclaration est du vice-ministre des affaires étrangères de la République Démocratique du Congo, Samuel Adu¬bango Awotho. Il a tenu ces propos lors de la réunion du réseau des parlementaires africains sur les flux financiers illicites et la fiscalité dans le continent Noir, nous rapporte Lactuacho.
L’Afrique devrait être le continent le plus riche du monde mais malheureusement il reste jusque-là le plus pauvre. Malgré l’abondance des matières premières, le pétrole, le gaz et parmi tant d’autres ressources, l’Afrique reste le continent le plus pauvre pour ne pas dire le plus vulnérable parmi les cinq continents du monde. La corruption est gangrénée dans ce continent.
Le rapport 2020 de la CNUCED sur le développement économique en Afrique avait indiqué que les flux financiers illicites privent l’Afrique chaque année de 88,6 milliards de dollars. Adubango Awotho, vice-ministre des affaires étrangères de la République Démocratique du Congo a révélé lors de la réunion du réseau des parlementaires africains sur les flux financiers illicites et la fiscalité que l’Afrique perd chaque année des milliards de dollars.
«L’Afrique a perdu mille milliards de dollars au cours des dernières années liés aux flux financiers illicites. Et si on parvient à éradiquer ce phénomène, l’Afrique pourra démarrer son chemin de développement» a regretté le vice-ministre congolais des affaires étrangères lors de sa prise de parole.
Dans la même veine, M. Adubango a également souligné que plus de 40 millions de personnes sont poussées vers l’extrême pauvreté à cause de ce phénomène de flux financiers illicites dans le continent.
Par la même occasion, Birahime Seck, le coordinateur du Forum civil a trouvé nécessaire, voire urgente une conjugaison des efforts de tous les dirigeants africains pour mettre un terme à ce phénomène dont les conséquences sont énormes.
Lors de son discours, M. Seck a soulevé quelques solutions pour mettre fin à ces fameux flux financiers illicites qui retardent gravement le continent noir. «La solution c’est de permettre d’avoir des organes autonomes et indépendants capables de faire face à ce phénomène de corruption et de lutter contre l’impunité et de traquer tous les contrevenants qui sont dans l’espace de la pratique de la corruption au niveau national, continental et au niveau mondial.
Les pays africains doivent unir leurs forces à travers des échanges de renseignements pour stopper drastiquement la criminalité organisée et la criminalité transfrontalière » a soutenu Ibrahime Seck lors de cette 9ème conférence annuelle du réseau parlementaire africains sur les flux financiers illicites et fiscaux ouverte à Dakar.

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