QU’ELLE IDÉOLOGIE POUR QU’ELLE FORMATION DANS L’ESPACE POLITIQUE SÉNÉGALAIS ?

QUE’LLE IDÉOLOGIE POUR QU’ELLE FORMATION DANS L’ESPACE POLITIQUE SÉNÉGALAIS ?

Compte tenu de la prolifération vertigineuse des coalitions, souvent contre nature, dans l’espace politique sénégalais il apparaît utile de répondre à la délicate question de savoir : qu’elle idéologie, ou doctrine, pour les formations politiques qui tentent de trouver un espace commun d’expression ? Si la logique commande de mettre au devant de la scène politique non politicienne les affiliations idéologiques ou doctrinales des partis politiques, ou autres formations connexes et/ou complémentaires, qui veulent aborder le virage de la représentativité démocratique dans le cadre de l’expression démocratique des citoyens, force est de reconnaître que nous assistons actuellement à une sorte de cacophonie politicienne dans le paysage sociopolitique.
Une opportunité offerte aux apprentis politiciens et autres activistes ou droits-de-l’hommistes politiciens encagoulés, de fournir des garanties d’appartenance à des courants idéologiques pour offrir plus de crédibilité à leur désir de s’engager dans l’arène politique, ce qu’ils sont dans l’incapacité de faire objectivement. Les négociations actuellement menées en catimini au niveau des formations politiques et mouvements citoyens, en quête de notoriété, participent plus d’une mise en forme de conglomérats d’individus en mal de positionnement ou d’affirmation, que de formations politiques dans le sens étymologique du terme. En ce sens que les leaders et responsables de ces coalitions de circonstances se regardent en chien de faïence et se donnent allègrement des estocades.
Présentement les leaders et responsables de ces coalitions aussi fantaisistes que fantasmagoriques qui surgissent inopinément dans le champ politique sont plus enclins à faire dans la polarisation, l’amalgame et la stigmatisation sans être à même d’élaborer des programmes alternatifs. En ce sens que l’on se trouve plutôt face à des femmes et hommes populistes que d’acteurs politiques, les membres de ces coalitions fantômes, se singularisent en fonction des idées qui les identifient et/ou des positions qu’ils sont censés défendre mais aussi et surtout des prétentions qui le motivent. Cette sorte de tohu-bohu rend leurs idées incompatibles, leur cohabitation inconciliable et inopportune parce que de circonstance. Ces individus ne rechignent nullement à se crêper les chignons pour se disputer le leadership de leurs coalitions.
Des individus égocentriques, opportunistes à souhait qui peinent à intégrer dans leurs logiciels politiciens les préoccupations et attentes des populations parce que se focalisant uniquement sur des questions crypto-personnelles.
Pendant ce temps SEM MACKY SALL épaulé par une coalition homogène et dynamique déroule, déroule dans une splendide quiétude, le tapis de sa vision futuriste et innovante, et poursuit sereinement le processus de développement socio-économique porté par le Plan Sénégal Émergent et ses corollaires qui gravitent autour du Programme Liggéyal Ëllëk impulsé par le Barème 5-3-5 avec pour objectif de se consacrer exclusivement à la satisfaction des besoins exprimés comme non exprimés des populations.
SEM MACKY SALL a su rassembler autour de lui des formations politiques qui regroupent des femmes et des hommes rompus à la tâche politique non politicienne lesquels à travers leurs courants idéologiques respectifs, mettent en commun leurs compétences et expériences dans l’optique d’une amélioration conséquente du cadre de vie des sénégalais de l’intérieur comme de la Diaspora.
Un atout sociopolitique non populiste qui permet à SEM MACKY SALL de procéder méthodiquement à une prise en charge des préoccupations et attentes des sénégalais axé autour d’un seul et unique objectif qui se décline en opportunité de développement intégral parce que parce que participatif et inclusif.
Une vision pleinement assumée par une coalition homogène, dynamique et mobilisatrice incarnée par des femmes et hommes qui visent les mêmes réalités socio-économiques. Cette coalition qui gravite autour d’idéologies et doctrines, cristallise une détermination à optimiser efforts et opportunités dans l’optique de concevoir des projets porteurs et innovants. Des personnes qui ont tôt fait d’assimiler les méthodes de mise en mouvement , d’une chaine de compétences et attachée à une mouvance de dialogue et de la concertation rationnellement mise en oeuvre.
Une démarche qui s’inscrit dans une stratégie politique globale dont les fondamentaux partent d’une nécessaire connexion avec les évidences de la géopolitique, à travers l’adjonction d’idéologies convergentes qui stimulent la capacité de faire face à la complexité des enjeux socioculturels et politiques.
Cette coalition parce que rassemblant des femmes et des hommes de conviction qui connaissent et maîtrisent le fait politique, ne saurait faire dans l’aléatoire moins encore se laisser divertir par des novices qui n’ont jamais connu les interpellations des réalités constantes et prégnantes de la gouvernance politique.
Sans aucune affiliation idéologique, ces coalitions hybrides, à la limite hétéroclites, constituées conglomérats d’individus pris dans un tourbillon d’amertumes, assoiffés de pouvoir, d’avoir et de paraître ne sauraient objectivement se prévaloir de courants de pensées propres à porter les aspirations des populations.
Ces individus diffusent discours et autres propos que les populations sont loin de comprendre et, par voie de conséquence, s’approprier. En effet les individus membres de ces conglomérats constituent des sortes d’armées mexicaines incontrôlables qui ne sauraient s’ériger en coalition, ni se réclamer de cette symbiose agissante d’idéologies mises au service exclusif du devenir meilleur des populations.
Ce que ces coalisés ne comprennent pas c’est que les sénégalais sont saoulé d’invectives, de stigmatisation et de digressions d’opposants qui se disputent plusieurs lignes d’intérêts politico-politiciens. Au sein de ces coalitions on note chaque jour des dérapages et dérives dont la montée en puissance élargi le champ de rejet des populations.
Ce qui fait que ces coalitions sont incapables de négocier avec les sénégalais une ligne de confiance parce que tout simplement l’incohérence de leurs discours et les actes qu’ils posent remettent en cause la sincérité et l’objectivité de leur démarche. Aucun projet de société sequentiel ne transparaît des propos des leaders et autres responsables et aucune ligne stratégique de gouvernance n’est perceptible, moins encore définie, dans les positions adoptées par les uns et les autres.
Ce qui dénote un manque total de références stratégiques à un ou des courants de pensées idéologiques ou doctrinales assez significatives qui leur offriraient l’opportunité d’offrir la moindre crédibilité dans les projets à soumettre aux populations.
Il est aisé de comprendre que cela ne pourrait se faire parce que tout simplement ces individus fonctionnent selon des préjugés par personnalités ce qui les amène à se faire une idée préconçue sur une personne ou une collectivité sans disposer au préalable d’éléments fiables permettant de caractériser, voire de catégoriser rationnellement le ou les concernés.
Ces individus se servent de préjugés parce que ne disposant d’aucun courant idéologique ou doctrinale pour justifier moins encore authentifier leur prise de position. Un comportement de complotiste qui permet à celle ou celui qui le manifeste de chercher à échapper à toute forme d’évidence pouvant gêner la conspiration politico politicienne qui se faufile derrière. Alors se pose logiquement la question de savoir : quelle idéologie pour quelle formation er/ou mouvement dans l’espace politique sénégalais ?

*Ousseynou NIANG.*

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