Super calculateur: le travail scientifique demarre avec un projet sur la riziculture

Acquis pour une enveloppe globale de 10 millions d’euros, le super calculateur entre dans une phase active de fonctionnement.
Comme souhaité par le gouvernement, le dispositif va s’orienter vers la recherche, la formation et l’aide à la décision.
Le premier projet est orienté vers la riziculture.
Selon le chef du projet, Professeur Seydina Moussa Ndiaye, « des travaux seront effectués avec le super calculateur sur les emblavures, les semences, les rendements entre autres aspects pour permettre de mieux maîtriser la filière et aider le Sénégal à atteindre l’autosuffisance en riz ».
Le projet réunit des experts mathématiciens modelisateurs, des chercheurs de l’ISRA, de la SAED et d’autres ressources humaines qualifiées dans le domaine.
Un accent particulier sera mis sur la communication pour parler de l’importance du super calculateur et les projets liés à son développement.
En procédant à l’installation officielle de l’équipe, le secrétaire général du MESRI, a souligné l’importance du super calculateur et les attentes du ministère et de l’Etat de manière générale.
« L’ouverture à la sous région est également prévu » a t il précisé.
Par la suite l’équipe s’est retrouvée en séminaire pour définir les cavenas de travail.

Présentation du futur Centre National de Calcul Scientifique (CNCS) de Diamniadio

FOCUS — 06 JANVIER 2017

A l’occasion de la visite d’Etat en France du Président de la République Macky Sall, les Ministres de l’Economie, des Finances et du Plan et le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ont signé avec la Banque publique d’Investissement française un financement de près de 10 milliards de FCFA (quinze millions d’euros) pour la création du Centre national de Calcul scientifique (CNCS). Ce lieu dédié à la recherche et l’innovation numériques fera de la cité du Savoir de Diamniadio, où il est installé, un des centres névralgiques du numérique en Afrique de l’Ouest. 
« Supercalculateur »
Le Sénégal se dote d’un calculateur parallèle de dernière génération, le plus puissant au Sud du Sahara hors Afrique du Sud. D’une puissance d’environ 320 TFIops et d’une capacité de stockage intégrée de 21 To, il entre dans la catégorie des supercalculateurs. Il sera associé à un portail d’accès aux ressources en mode mutualisé. Un data center « container » sera également pré-installé. 
Econome en énergie, ce supercalculateur Sequana est conçu pour intégrer les technologies les plus avancées, qu’il s’agisse des processeurs, de l’interconnect et du stockage des données. 
Indépendance et coopération scientifiques
Le financement signé à Paris en décembre 2016 comprend la prise en charge de mobilités dans les deux sens de professeurs pour des masters et doctorats en intelligence artificielle, Big Data, sécurité informatique, robotique, calcul scientifique, etc. et de mobilité vers la France sous forme de stages pour les étudiants en master et de bourses en alternance pour les étudiants en cotutelle de thèse. Les chercheurs et enseignants chercheurs faisaient leurs calculs à l’étranger. Dès juin, ils disposeront de ce puissant calculateur à proximité.
La construction du bâtiment devant l’abriter est avancée et plusieurs chercheurs ont effectué des séjours d’imprégnation à Grenoble sur le même type de calculateurs. Plusieurs domaines seront concernés: agriculture, santé, génomique, biotechnologies, TIC, mines, gaz, pétrole, énergie, sécurité, météorologie, changements climatique, érosions côtières, gestion de l’eau, irrigation, navigation, environnement, exploitation des données satellitaires, etc.
Des retombées pour le développement du pays 
Le Supercalculateur a été pensé pour contribuer au développement concret du Sénégal. Conçu en totale articulation avec le Plan Sénégal émergent, il contribuera tout particulièrement à la mise en oeuvre de 2 axes du PSE : l’agro-hydrologie et le secteur minier.  
Dans le secteur agricole et hydrologique, les domaines d’applications de la simulation numérique permettront d’apporter des innovations en termes de météorologie, climatologie, traitement des images (satellites, drones), croissance végétale et dynamique des populations. Les scientifiques pourront effectuer des simulations des effets du changement climatique sur les populations, sur l’érosion des régions côtières ou sur les risques des ressources halieutique. 
En ce qui concerne le secteur minier, il bénéficiera des simulations numériques qu’accueillera le CNCS pour la simulation de puits/réservoirs, la recherche géologique et la cartographie 3D et la modélisation des territoires sénégalais.   
 
Les données présentées dans ce document font référence aux données reçues lors de la rédaction et peuvent avoir évolué.

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