Top Actu Afrique : L’essentiel de l’actualité du continent du 2 Septembre 2021

Top Actu Afrique : L’essentiel de l’actualité du continent du 2 Septembre 2021

• Burkina Faso : la fermeture des frontières met les commerçants de Bobo-Dioulasso en colère

Au Burkina Faso, depuis le mois de mars 2020, les frontières terrestres sont fermées suite aux mesures prises contre le Covid-19. À Bobo-Dioulasso, ville carrefour, les commerçants commencent à perdre patience. Les clients venant des pays frontaliers – Niger, Mali, Côte d’Ivoire, Bénin – se font de plus en plus rares. Et les chiffres d’affaires dégringolent… (Avec RFI)

• Côte d’Ivoire : l’affaire de la NCI relance le débat sur la culture du viol

En Côte d’Ivoire, une émission de télévision diffusée en direct il y a trois jours a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux. L’animateur de la chaîne privée NCI avait invité un ancien détenu condamné pour viol à faire une démonstration d’une agression sexuelle sur un mannequin en plastique, accompagnée par les rires et les applaudissements de l’animateur et du public. Mercredi, Yves de Mbella a été condamné à une peine de prison avec sursis de 12 mois et une amende de 3 000 euros. Une victoire pour les associations ivoiriennes de luttes pour les droits des femmes qui luttent intensivement ces dernières années contre la culture du viol. (Avec RFI)

• RDC : un arsenal découvert chez John Numbi

Une nouvelle fouille dans la résidence du général déserteur John Numbi met en lumière ce que devaient être les sombres activités de ce chef militaire. Mercredi, la justice militaire, la police scientifique et d’autres autorités militaires sont encore une fois descendues sur les lieux. Le constat a été effrayant. (Avec RFI)

Cette nouvelle fouille a mis en évidence une entrée secondaire donnant sur une chambre qui servait apparemment de salle d’interrogatoire équipée d’un micro jaune. Juste à côté, il y a des pièces qui ressemblent à des cellules. Dans le petit bâtiment qui sépare cette annexe de la grande villa, plusieurs cartons de documents emballés prêts à une éventuelle évacuation. On y retrouve des copies de dossiers judiciaires, plus des photos des différentes affaires ayant marqué la RDC sous le régime AFDL. L’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, l’affaire Bundu dia Kongo, l’assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana ainsi que d’autres dossiers. Près de la cuisine, un petit local est équipé d’un congélateur et d’un lit de morgue.

On attend les résultats de l’enquête de la police scientifique qui était aussi sur les lieux. Lundi, les enquêteurs ont découvert dans un dépôt de cette même résidence un arsenal important. Différents types de mortiers, plusieurs autres armes lourdes et légères, de nombreuses munitions et explosifs à même d’équiper un bataillon, a confié une source proche de l’enquête. Selon cette même source, d’autres caches d’armes seraient disséminées à d’autres endroits dans la capitale et ailleurs dans le pays. (Avec RFI)

• Centrafrique : Touadera installe le comité d’organisation du dialogue républicain

Le président Faustin-Archange Touadera a officiellement installé mercredi le comité d’organisation du futur dialogue républicain censé ramener la paix dans le pays. Après les consultations nationales qui ont été menées en amont et la composition de ce comité qui a été réajusté après les nombreuses critiques, une étape a été franchie mercredi 1er septembre avec pour mot d’ordre : la réconciliation. (Avec RFI)

• Togo : le personnel soignant réclame plus de moyens et de salaire

ous les centres hospitaliers au Togo sont perturbés depuis ce mercredi. Le personnel soignant réuni au sein d’un collectif de syndicats manifeste son mécontentement à travers un sit-in de deux jours. Il réclame de meilleures conditions de travail mais aussi du matériel. Malgré une rencontre mardi avec le ministre de la Santé, le sit-in a été maintenu mercredi et devrait se poursuivre ce jeudi matin. (Avec RFI)

• Des Tunisiens réclament la vérité sur les meurtres de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi

Des manifestants se sont rassemblés mercredi 1er septembre sur l’avenue Bourguiba pour demander que la lumière soit faite dans l’affaire des meurtres de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, deux opposants tués à Tunis en 2013.

À quelques encablures du ministère de l’Intérieur, ils sont quelques dizaines de jeunes gens à s’être rassemblés, bien décidés à faire entendre leur voix.

Oussama, un des organisateurs, nous résume les raisons de leur présence ici : « Depuis le 25 juillet, Kaïs Saïed se focalise sur les dossiers de corruption financière, les monopoles, et le blanchiment d’argent. C’est effectivement très important, mais on trouve qu’en contrepartie, il ne s’intéresse pas suffisamment aux crimes de sang comme les assassinats politiques. »

Une allusion directe aux meurtres de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Deux opposants abattus par balles devant leur domicile en 2013 à quelques mois d’intervalles. (Avec RFI)

• Afrique du Sud : le gouvernement fait marche arrière sur la réforme de la sécurité sociale

Le pays ne possède pas de système de sécurité sociale complet, et repose largement sur des couvertures privées. Le ministère du Développement social avait donc publié, il y a un mois, un livre vert, contenant des propositions ouvertes à la consultation publique. Figurait parmi elles, la création d’un nouveau fonds national, géré par le gouvernement. Une idée qui a provoqué un tollé dans le pays, et poussé la ministre à retirer son livre vert mercredi. (Avec RFI)

• Éthiopie : USAID met les pendules à l’heure sur les accusations de collusion avec le TPLF

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Top Actu Afrique : L’essentiel de l’actualité du continent…

1 Sep, 2021
L’organisation humanitaire américaine USAID accuse les rebelles tigréens du TPLF d’avoir pillé de la nourriture dans le nord de l’Éthiopie.

Les rebelles ont mené une offensive dans la région voisine, Amhara. Et les accusations se sont multipliés envers les États-Unis. D’abord car Washington menace l’Éthiopie de sanction mais aussi car des soldats du TPLF ont été retrouvés avec de la nourriture de l’agence humanitaire éthiopienne. Accusée de collusion, voire même de soutien actif aux rebelles du Tigré, l’agence humanitaire américaine a tenu à rétablir les faits à la télévision publique éthiopienne.

Oui, les rebelles tigréens pillent les ressources humanitaires dans le nord de la région Amhara, mais non USAID ne les soutient pas.

Par ailleurs, l’agence en profite pour rappeler que les pillages ont été observés tout au long de ce conflit long de presque dix mois.

USAID a été particulièrement actif sur le front diplomatique pendant cette guerre du Tigré, appelant la communauté internationale à agir pour éviter un drame humanitaire. (Avec RFI)

• Au Rwanda, destitution du ministre de la Justice Johnston Busingye

Ministre de la Justice et procureur général depuis 2013, Busingye a été nommé ambassadeur en Grande-Bretagne. Le nom de son successeur n’est pas encore connu. Si le gouvernement n’a pas donné d’explication à cette éviction, celle-ci se produit dans un contexte judiciaire particulier.

Cette mise à l’écart, annoncée mardi par un communiqué du gouvernement, intervient durant le procès de Paul Rusesabagina, un évènement qui a suscité de nombreuses réactions à l’échelle internationale. Et pour cause : l’histoire de cet homme qui a sauvé 1200 personnes lors du génocide des Tustis a été rendu célèbre par le film Hôtel Rwanda. Un homme qui deviendra par la suite un opposant à Paul Kagame.

Le verdict de son procès était attendu le 19 août mais il a finalement été repoussé d’un mois en raison de l’épaisseur du dossier. Paul Rusesabagina encourt la prison à vie. Il est accusé d’être lié à un groupe armé qui a revendiqué des attaques dans le sud du pays en 2018.

À ce report, s’est ajouté un autre évènement : l’un de ses avocats a été expulsé du Rwanda le 21 août dernier. Motif : il aurait selon les autorités rwandaises exercé dans le pays sans autorisation ni permis.

Mais le ministre de la Justice semble surtout avoir été fragilisé par un autre épisode. En février dernier, il déclarait que le gouvernement avait payé pour le vol qui a amené Paul Rusesabagina au Rwanda en août 2020. Or, l’affaire avait défrayé la chronique. L’opposant avait été arrêté dans des circonstances troubles à Dubaï. Une arrestation qualifiée d’enlèvement par sa famille et par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme. Le Parlement européen a d’ailleurs appelé en début d’année à l’ouverture d’une enquête indépendante sur les conditions de son arrestation. (Avec RFI)

• Plus de 70 lycéens enlevés dans le nord-ouest du Nigeria

Au Nigeria, 73 lycéens ont été enlevés hier mercredi dans la ville de Kaya, dans l’État de Zamfara, dans le nord-ouest du pays. C’est la suite d’une longue série d’enlèvements qui frappe cette partie du Nigeria depuis plusieurs mois. Selon la police, des groupes de bandits ont fait du kidnapping d’élèves un véritable commerce. (Avec RFI)

• Football à Madagascar : les spectateurs autorisés pour un match de qualification au Mondial 2022

Le ministère de la Jeunesse et des sports a annoncé que les spectateurs seront finalement autorisés pour le premier match des « Barea », l’équipe nationale de football malgache, qui aura lieu, le jeudi 2 septembre, contre le Bénin dans le cadre des éliminatoires pour la Coupe du monde 2022. Une décision qui fait suite à un déplacement des techniciens de la Confédération africaine de football (CAF). (Avec RFI)

• Le Soudan du Sud a un nouveau Parlement

Trois ans après l’accord de paix signé par le président Salva Kiir et son rival Riek Machar, le nouveau Parlement a été inauguré, le lundi 30 août 2021, par le chef de l’État qui a appelé les parlementaires à accélérer la mise en œuvre de cet accord de 2018. Un appel qui intervient alors qu’une partie de la société civile, frustrée par le manque de progrès, demande la démission du président et son vice-président. (Avec RFI)

• Réunion du G5 Sahel : une nouvelle approche pour sécuriser la région

Les cinq ministres de la Défense du G5 Sahel se sont reunis du 31 aout au 1er septembre à Niamey. Avec la reconfiguration de la force Barkhane et les attaques incessantes des jihadistes dans la zone des trois frontières, les États décident de revoir leurs stratégies sécuritaires.

La rencontre de Niamey a permis aux ministres de la Défense du G5 Sahel, ainsi que leur chef d’État-major, de redéfinir un nouveau concept stratégique de lutte antiterroriste afin de l’adapter au contexte sécuritaire actuel.

Selon le ministre nigérien de la Défense, la situation sécuritaire est préoccupante dans le fuseau centre, autrement dit dans les zones des trois frontières et du Liptako Gourma. Dans ces zones, les groupes terroristes du JNIM et de l’EIGS attaquent de manière indiscriminée les populations civiles et les forces de défense et de sécurité. (Avec RFI)

La rédaction de SenCaféActu

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