UN PROGRAMME DE REBOISEMENT DE 40.000 CAÏLCÉDRATS PROCHAINEMENT LANCÉ À THIÈS (EAUX ET FORÊTS)

UN PROGRAMME DE REBOISEMENT DE 40.000 CAÏLCÉDRATS PROCHAINEMENT LANCÉ À THIÈS (EAUX ET FORÊTS)

Le service des eaux et forêts de Thiès (ouest) envisage de lancer le 15 mai prochain un projet de plantation de 40.000 caïlcédrats, pour reconstituer le peuplement vieillissant de ces arbres emblématiques de la cité du rail.

“Nous avons porté sur les fonts baptismaux un vaste programme de reboisement de l’ensemble de la ville de Thiès”, a annoncé mercredi son chef de secteur, le commandant Daouda Ndiogou.

Ce programme portera sur 40.000 caïlcédrats (khaye, en wolof), a-t-il précisé au cours d’une rencontre avec des journalistes, au lendemain d’une déclaration de la section thiéssoise du mouvement Y en a marre, dénonçant l’élagage et l’abattage de caïlcédrats.

“Le peuplement (de caïlcédrats) est vieillissant, il faut nécessairement le reconstituer”, a-t-il dit, rappelant que la plantation de caïlcédrats avait démarré en 1900 au quartier Ballabey de Thiès et s’était poursuivie jusqu’en 1945, sous la houlette de l’administration coloniale. Ces arbres centenaires, de plus en plus, menacent de tomber.

Le dernier inventaire date de 2003 faisait état de 3.188 pieds de caïlcédrats. Un autre inventaire est prévu prochainement, pour déterminer le rythme de disparition de ces arbres ombragés, qui bordent de nombreuses avenues de la ville.

L’initiative de restauration des caïlcédrats partira du quartier Ballabey, avec l’appui de la mairie et d’associations, dont “Thiès en marche”, a dit Daouda Ndiogou, non sans en appeler à l’adhésion et à la participation de l’ensemble de la population de la cité du rail.

A travers le concept “une concession, un arbre”, il s’agira de planter des “khaye” dans chaque maison, quartier, et le long de certaines avenues, en vue de “reconstituer l’écosystème de khaya senegalensis”, de son nom scientifique.

Après chaque abattage d’un arbre, il est procédé à un “reboisement compensatoire”, en vue de pérenniser l’espèce, a rassuré le chef de secteur des eaux et forêts, donnant en exemple l’école Ballabey de l’avenue Malick Sy.

“Nous ne donnons pas d’autorisations tous azimuts, mais nous (le faisons) dans un seul but : protéger l’être humain”, a-t-il indiqué, évoquant le cas d’un arbre qui s’était effondré durant l’hivernage 2019, tuant une jeune dame. “Mieux vaut abattre les khaya avant que les khaya s’abattent sur les individus”, a-t-il dit.

Depuis cet incident, les populations introduisent des demandes d’élagage ou d’abattage, par mesure de précaution.

Adressées à la mairie, ces requêtes sont transférées au service des eaux et forêts, lequel dépêche une équipe sur les lieux, pour vérifier la véracité du risque, avant de délivrer un permis d’abattage ou d’élagage.

En 2021, sur 99 demandes reçues, le service des eaux et forêts de Thiès n’a délivré que 22 autorisations, dont 12 d’élagage et 10 demandes d’abattage, précise-t-on.
ADI/BK

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