Variole du singe : du nouveau sur la transmission et les cas de contamination


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Variole du singe : du nouveau sur la transmission et les cas de contamination MONKEYPOX. La variole du singe se propage dans plusieurs pays du monde et devrait circuler encore davantage, selon l’OMS. Alors que le virus a été identifié en France, doit-on craindre une épidémie ?

L’ESSENTIEL
La variole du singe – aussi « Monkeypox » – fait l’objet d’une attention particulière de l’OMS, compte tenu de l’inquiétude qui grandit dans plusieurs pays. Au moins 92 cas de contamination ont été identifiés à travers le monde, 28 cas sont considérés comme suspects, mais les cas pourraient être bien plus nombreux. Le Royaume-Uni a constaté une augmentation des cas, l’OMS a alerté sur le fait que le virus allait se propager plus activement.
Un premier cas de variole du singe a été identifié en France, en région parisienne, vendredi 20 mai 2022.
La variole du singe est souvent bénigne, mais elle peut provoquer des symptômes sérieux, notamment chez les hommes. Elle est potentiellement mortelle dans les très rares très graves. Il n’existe pas de vaccin.
Santé Publique France s’est penché sur le virus de la variole du singe et a donné des éléments : « La variole simienne est une maladie qui se transmet des animaux aux hommes. Les cas sont souvent observés à proximité des forêts tropicales humides où se trouvent des animaux porteurs du virus », indique SPF, qui ajoute : « La transmission se fait par contact direct avec le sang, les fluides corporels ou les lésions de la peau ou des muqueuses d’animaux infectés par exemple par une morsure ou une griffure ». Une précision doit être ajouter sur les contaminations : « La transmission interhumaine se produit à l’occasion d’un contact prolongé en face à face par des gouttelettes respiratoires ou par contact direct avec une personne infectée, à travers les fluides corporels, les lésions cutanées de la maladie ou les muqueuses internes comme la bouche, ainsi que par des objets que le malade a contaminés, comme des vêtements ou du linge de lit ».
La transmission est constatée « principalement chez des individus qui s’identifient comme homosexuels ou bisexuels ou chez des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes », a indiqué dimanche l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) à la BBC.

Quelles sont les origines de la variole du singe?
La variole du singe, dont le nom scientifique est l’orthopoxvirose, est généralement observée dans le zones reculées de l’ouest et du centre de l’Afrique. L’Organisation mondiale de la Santé, estime qu’elle serait apparue suite à la combinaison de deux facteurs : l’éradication de la variole en 1980 et l’arrêt de la vaccination antivariolique. Toujours selon l’OMS, le premier patient infecté remonterait à 1970, en république Démocratique du Congo. En outre, le Nigéria et le Cameroun seraient des foyers d’infection majeurs. Puisque cette maladie tend habituellement à se développer dans les zones tropicales, la voir se développer dans des pays n’ayant pas ce climat est une surprise pour les scientifiques.

La variole du singe représente-t-elle un risque de pandémie ?
C’est actuellement la question que tout le monde se pose sur les réseaux sociaux. Et pour cause ! Après plus de deux ans de pandémie liée au Covid-19 (qui circule encore), la peur de devoir se confiner à nouveau est prégnante. Mais pour l’heure, les scientifiques ne s’alarment, beaucoup estimant qu’il y a peu de risques que la circulation de la variole du singe débouche sur une pandémie, à l’instar du virologue Xavier de Lamballerie qui a estimé que ce virus représentait un « niveau d’alerte moyen » (propos rapportés par Le Journal du Dimanche, ou de Antoine Gessain, responsable de l’unité d’épidémiologie et physiopathologie des virus oncogènes à l’Institut Pasteur, qui expliquait à BFMTV qu’il y avait peu de risques d’une grande pandémie. Surtout, l’OMS en parle comme d’une maladie à « grande majorité bénigne »; qui guérit « spontanément » et dont les symptômes ne durent qu’entre 14 et 21 jours.

L’isolement des personnes contaminées par la variole du singe en Belgique
La Belgique aussi est atteinte par la variole du singe. Quatre cas y ont été recensé à ce jour : ces personnes infectées seront contraintes de s’isoler pendant trois semaines. La Libre, journal belge, rapporte qu’une quarantaine de 21 jours est préconisée. Cette durée a été fixée après une consultation du « Risk assessment group », soit un groupe d’évaluation des risques comprenant de nombreux scientifiques. En Belgique, les personnes « contact » ne sont pas concernées par l’isolement, et ce même si elles sont à contact à risque. Le gouvernement recommande toutefois de surveiller de près leur état de santé, mais aussi l’apparition de symptômes.

Un mode de contamination est actuellement étudié
Si certaines hypothèses avancent l’éventualité de contaminations interhumaines pour expliquer la propagation du virus, il n’y a pour le moment pas de données scientifiques exactes permettant de déterminer le mode de contamination majoritaire. Toutefois, Santé Publique France a analysé que « les cas sont souvent observés à proximité des forêts tropicales humides où se trouvent des animaux porteurs du virus ».

La variole du singe est-elle une maladie sexuellement transmissible ?
Des premières pistes d’explication émergent : la plupart des cas récents ayant été repérés chez des hommes ayant eu des relations sexuelles avec d’autres hommes, cette hypothèse a été relayée et un sauna gay situé à Madrid, soupçonné d’avoir été un foyer de la variole, a été contraint de fermer ses portes, comme le rapportait BFMTV. Toutefois, il n’y a pour l’heure pas de preuves scientifiques formelles permettant de confirmer cette éventualité. De nombreux chercheurs insistent sur le fait qu’il est encore bien trop tôt pour conclure que le virus est transmissible sexuellement. BFMTV a d’ailleurs publié l’analyse d’Antoine Gessain, le responsable de l’unité d’épidémiologie et physiopathologie des virus oncogènes à l’Institut Pasteur : « Les données actuelles ne permettent pas d’établir une transmission sexuelle dans la mesure où en Afrique rien n’a été étudié à ce propos ».

Qui est le premier cas de variole du singe en France ?
Alors que la variole du singe est déjà présente sur plusieurs continents, le premier cas détecté en France était un homme de 29 ans vivant en région parisienne. Le fait marquant sur cette personne contaminée est qu’il n’avait aucun antécédent de voyage dans un pays où circule le virus. Dès l’annonce de sa contamination vendredi 20 avril, Santé Publique France a réagi : « Une enquête épidémiologique approfondie est mise en œuvre par les équipes de Santé Publique France et de l’Agence Régionale de Santé d’Île-de-France, en lien avec le médecin ayant pris en charge cette personne ».

L’étendue actuelle de la transmission de la variole du singe est « atypique »
Ce sont les propos tenus par Hans Kluge, le directeur de l’OMS pour l’Europe. Il fait ici référence au fait que « tous les cas récents sauf un n’avaient pas voyagé dans des zones où la variole du singe est endémique ». C’est une particularité qui peut faire craindre à une accélération de la transmission. Pour autant, le virus est « peu contagieux » entre hommes, expliquait à BFMTV l’infectiologue Benjamin Davido. En effet, selon les chercheurs de Santé Publique France, les contaminations interhumaines adviennent « à l’occasion d’un contact prolongé en face à face par des gouttelettes respiratoires ou par contact direct avec une personne infectée, à travers les fluides corporels, les lésions cutanées de la maladie ou les muqueuses internes comme la bouche, ainsi que par des objets que le malade a contaminés, comme des vêtements ou du linge de lit ».

En France, c’est un homme de 29 ans, localisé dans la r

Un nouveau cas détecté chaque jour au Royaume-Uni
L’Agence britannique de sécurité sanitaire, l’UKSHA, a indiqué qu’au moins un nouveau cas de variole du singe était enregistré chaque jour (tel que le rapporte Le Monde). Susan Hopkins, une chercheuse de l’agence a affirmé qu’un nouveau bilan avec les chiffres du week-end seraient publiés dans la journée de ce lundi 23 mai. Tandis que le gouvernement dit prendre le sujet « très au sérieux », l’USHKA a publié de nouvelles directives concernant les cas contacts les « plus exposés » à des malades de variole du singe. Ils devront s’isoler pendant trois semaines entières et avec des personnes immunodéprimées, des femmes enceintes et des enfants de moins de 12 ans, comme le relayait hier la chaîne SkyNews.

EN SAVOIR PLUS
Que sait-on de la propagation de la variole du singe en France ?
La Direction générale de la Santé (DSG) a annoncé, ce vendredi 20 mai 2022, la détection d’un premier cas de variole du singe en France et précisément en Ile-de-France. Dans un premier temps, la DGS avait annoncé, la veille, qu’un cas suspect avait été détecté en région parisienne.

Le ministère de la Santé a précise que « dès la suspicion de son infection, cette personne a été prise en charge. En l’absence de gravité, elle est isolée à son domicile ». Le malade est « un homme de 29 ans sans antécédent de voyage dans un pays où circule le virus ». Les autorités sanitaires détaillent qu’une « enquête épidémiologique approfondie est mise en œuvre par les équipes de Santé publique France et de l’ARS Île-de-France » et que « les personnes ayant été en contact étroit avec ce patient sont en cours de recensement ».

Quelle est l’origine de la variole du singe ?
Selon les premières constatations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la variole du singe trouve son origine en Afrique du centre et de l’ouest. Des pays tels que le Nigéria ou le Cameroun seraient les principaux foyers d’origine. Connue depuis les années 1970, cette maladie tend habituellement à se développer dans les zones tropicales. La voir se développer dans des pays n’ayant pas ce climat est une surprise pour les scientifiques.

Des cas de variole du singe ont été importés dans des pays occidentaux depuis sa découverte, notamment aux États-Unis, où ils sont restés « rares », selon le Centre américain de prévention et de lutte contre les maladies (CDC). En effet, au printemps 2003, des cas avaient été confirmés dans le pays, marquant ainsi la première apparition de cette maladie en dehors du continent africain.

Dans quels pays la variole du singe a-t-elle été détectée ?
L’Angleterre a été la première à tirer la sonnette d’alarme. Un premier malade de la variole du singe y a été recensé le 7 mai, il s’agissait d’une personne qui rentrait d’un voyage au Nigéria. L’agence britannique de sécurité sanitaire assure qu’à l’exception du premier cas détecté, la transmission entre les autres cas se serait faite au sein du pays. Ce vendredi, 11 nouveaux cas ont été recensés au Royaume-Uni, portant le total à 20.

Ce même jour, l’Espagne, le Portugal, le Canada et les États-Unis ont, tour à tour, signalé avoir repéré la présence de la variole du singe, ou ce qui semble l’être, sur leur territoire. Le lendemain, la Suède et l’Italie ont détecté un premier cas dans leur pays. Ce vendredi 20 mai, en plus du premier cas en France, le quotidien allemand Der Spiegel rapporte qu’une première infection a été détecté jeudi en Allemagne, d’après l’Institut de microbiologie de la Bundeswehr à Munich. Également, la Belgique annonce avoir trouvé deux cas sur son territoire.

Comment la variole du singe est-elle transmise ?
Selon l’Organisation mondiale de la santé, la variole du singe est contractée par la « consommation de viande d’animaux infectés pas suffisamment cuite. » En effet, à l’origine, il s’agit d’une maladie infectieuse causée par un virus transmis par des animaux, principalement des rongeurs. La transmission humaine serait le fruit de contacts avec une personne déjà contaminée ou avec ses liquides organiques (salive notamment).

Mais la variole du singe peut également se transmettre par contacts étroits avec des sécrétions infectées des voies respiratoires, des lésions cutanées d’un sujet infecté ou des objets récemment contaminés par des liquides biologiques ou des matières provenant des lésions d’un patient. Les relations sexuelles pourraient ainsi propager la maladie selon l’Agence britannique de sécurité sanitaire. Les rapports protégés sont donc préconisés.

Quels sont les symptômes de la variole du singe ?
Les symptômes ressemblent à ceux des patients atteints de variole, mais en plus légers. Dans les 5 premiers jours, l’infection provoque plusieurs symptômes : de la fièvre, des maux de tête, un gonflement des ganglions lymphatiques (adénopathie), des douleurs dorsales, des douleurs musculaires (myalgies) et de l’épuisement (asthénie).

Dans les 1 à 3 jours (parfois plus) suivant l’apparition de la fièvre, le patient développe des symptômes d’éruption cutanée qui commencent souvent sur le visage puis s’étendent à d’autres parties du corps, dont les paumes des mains, les plantes des pieds et les muqueuses (bouche et région génitale). Des démangeaisons sont fréquentes. Les lésions passent par différents stades successifs : macules, papules, vésicules, pustules et croûtes. Lorsque les croûtes tombent, les personnes ne sont plus contagieuses.

Les autres muqueuses (ORL, conjonctives) peuvent également être concernées. « L’incubation de la maladie peut aller de 5 à 21 jours. La phase de fièvre dure environ 1 à 3 jours. La maladie, généralement bénigne, guérit le plus souvent spontanément, au bout de 2 à 3 semaines » souligne Santé Publique France.

Quelle est la mortalité de la variole du singe ?
Si les symptômes semblent virulents, surtout chez les hommes, le taux de mortalité reste faible. En effet, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) affirme « qu’en général, le taux de létalité s’est établi entre 1% et 10%, la plupart des décès survenant chez les plus jeunes ».

Deux ans après le début de l’épidémie de coronavirus, doit-on s’inquiéter de la propagation d’un nouveau virus ? Selon Antoine Gessain, responsable de l’unité d’épidémiologie et physiopathologie des virus oncogènes à l’Institut Pasteur, la variole du singe ne présente qu’une faible dangerosité, comme il l’a expliqué à BFM TV. Aucun vaccin n’est nécessaire. Il se veut même rassurant : « il n’y a pas beaucoup de risque d’une grande pandémie. »

Quelles mesures contre la propagation de la variole du singe ?
Certains pays ont rapidement adopté des mesures pour éviter la propagation du virus. Les autorités sanitaires du Portugal et de l’Espagne ont ainsi déclenché une alerte sanitaire nationale. L’Italie a indiqué que la situation était « sous surveillance constante » et les autorités suédoises « enquêtent désormais avec les centres régionaux de contrôle infectieux pour savoir s’il y a davantage de cas ».

L’Espagne a décidé de prendre les devants. Le royaume ibérique a indiqué, ce jeudi, se préparer à l’achat de milliers de vaccins antivarioliques, normalement destinés à lutter contre la variole, maladie d’une extrême gravité que l’OMS avait déclarée éradiquée en 1980. « Nous devons trouver un moyen pour acheter rapidement ces vaccins car c’est un outil très précieux pour arrêter l’épidémie », a commenté auprès du quotidien madrilène El Pais Elena Andradas, la directrice générale de la santé publique de la communauté de Madrid. Ce vaccin n’est pas destiné à être administré à la population générale, mais uniquement aux contacts des cas confirmés.

Selon un article de La Tribune, fin 2012, la France disposait d’un stock stratégique de vaccins de 1ère génération de plus de 82 millions de doses. Ces stocks sont conservés depuis 40 ans par le Service de Santé des Armées (SSA).

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